Cancer de l’utérus à un stade précoce : chirurgie mini-invasive ou laparotomie ?

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  • Par Nathalie Barrès
  • Actualités médicales
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À retenir

La prise en charge des cancers du col de l’utérus à un stade précoce par chirurgie mini-invasive versus laparotomie classique reste sujet à de nombreux débats. Dans ce contexte, une équipe française a évalué l’impact de ces techniques sur les critères oncologiques et chirurgicaux. Aucune différence n’a été mise en évidence sur la survie globale à 5 ans et la survie sans maladie à 5 ans selon l’approche chirurgicale utilisée pour une hystérectomie radicale dans un contexte de cancer du col de l’utérus à un stade précoce. Les résultats de cette étude continuent d’alimenter la polémique, indiquant finalement que le choix entre l’une ou l’autre des techniques n’est pas si simple et pourrait relever de la sélection des patientes selon des critères non encore complètement déterminés. 

Méthodologie

Cette étude multicentrique a été menée à partir des données de 1.706 patientes souffrant de cancer du col de l’utérus entre 1996 et 2017 de 9 centres hospitalo-universitaires. Seules les patientes ayant un stade FIGO IA2 à IIB traitées par hystérectomie radicale ont été incluses dans les analyses. 

Principaux résultats

Sur les 1.706 patientes ayant un cancer du col de l’utérus et traitées entre 1996 et 2017 dans l’un des 9 centres hospitalo-universitaires participant à l’étude, 417 (24,4%) ont subi une chirurgie. Une hystérectomie radicale a été pratiquée chez 264 patientes (223 par chirurgie mini-invasive et 41 par chirurgie ouverte). Au total 34 femmes traitées par chirurgie ouverte ont été appariées à 61 femmes traitées par chirurgie mini-invasive. 

Les conclusions ne montrent aucune différence en termes de survie globale à 5 ans (91% vs 81%, p>0,05) ou la survie sans maladie à 5 ans (respectivement 82% vs 78%, p>0,05) entre une intervention mini-invasive et la chirurgie ouverte.

Les taux de récidive et de mortalité étaient respectivement de 13,1% (n=8) et 4,9% (n=3) pour le groupe chirurgie mini-invasive et 15,6% (n=5) et 15,6% (n=5) pour le groupe laparotomie. Le suivi médian était de 39,6 mois pour le premier groupe et de 57,4 mois pour le second.

Aucune différence n’a été mise en évidence entre les deux techniques en ce qui concerne les complications intra ou post-opératoires. En revanche, le temps de séjour hospitalier était plus court pour les femmes traitées par chirurgie mini-invasive (5,9 vs 9,0 jours, p

Limitations

Le nombre de patientes incluses est limité.