Cancer de l’ovaire : un programme de récupération améliorée après la chirurgie permet de réduire la durée de séjour à l’hôpital

  • Sánchez-Iglesias JL & al.
  • Eur J Cancer
  • 17 juil. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé inscrite dans un programme de récupération améliorée après la chirurgie (Enhanced Recovery After Surgery, ERAS) ont été associées à une durée de séjour à l’hôpital plus courte et à un taux de réadmission plus faible, par rapport à la prise en charge conventionnelle (PCC), sans augmentation de la morbidité ou de la mortalité.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les programmes ERAS comprennent plusieurs aspects peropératoires conçus pour favoriser un récupération rapide après la chirurgie ainsi qu’une durée de séjour à l’hôpital plus courte.
  • Il s’agit du premier essai clinique randomisé comparant un ERAS et la PCC chez des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire.

Méthodologie

  • Essai PROFAST : 99 femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé faisant l’objet d’une chirurgie ont été affectées de manière aléatoire dans le groupe ERAS ou PCC.
  • Critère d’évaluation principal : la durée du séjour.
  • Financement : hôpital universitaire Vall d’Hebron, Barcelone, Espagne.

Principaux résultats

  • Globalement, l’observance vis-à-vis du protocole ERAS était de 92 %.
  • Par rapport aux patientes du groupe PCC, celles du groupe ERAS ont été associées à :
    • une durée de séjour plus courte : médiane de 7 jours, contre 9 jours (P = 0,0099) ;
    • un taux de réadmission plus faible : 6 %, contre 20 % (P = 0,034).
  • Aucune différence significative n’a été détectée en termes d’incidence :
    • des complications peropératoires (P = 0,53) ;
    • des complications postopératoires (P = 0,23) ;
    • des complications sévères (grade IIIB-IV de la classification de Clavien-Dindo ; P = 0,82) ;
    • de la mortalité (P = 1,0).

Limites

  • Petite taille de l’échantillon.