Cancer de l’ovaire : les lymphocytes infiltrant la tumeur et le statut de la DRH prédisent la SG avec la chirurgie

  • Morse CB & al.
  • Gynecol Oncol
  • 22 févr. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La présence de lymphocytes CD3+ infiltrant la tumeur et la présence d’une déficience de la recombinaison homologue (DRH) ont été associées à la plus forte amélioration de la SG chez des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire qui ont fait l’objet d’une chirurgie primaire.
  • Des différences dans le microenvironnement tumoral peuvent entraîner des réponses différentielles.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les immunothérapies pourraient être plus efficaces chez les patientes présentant une DRH et ayant un nombre élevé de lymphocytes infiltrant la tumeur.

Protocole de l’étude

  • 250 patientes atteintes d’un carcinome de l’ovaire, des trompes de Fallope ou du péritoine ont fait l’objet d’une chirurgie primaire.
  • Financement : Fonds de recherche Wendy Feuer pour la prévention et le traitement du cancer de l’ovaire (Wendy Feuer Research Fund for the Prevention and Treatment of Ovarian Cancer).

Principaux résultats

  • 39,2 % des patientes présentaient une DRH.
  • Un niveau élevé de lymphocytes CD3+ infiltrant la tumeur a été constaté chez 65,3 % des patientes présentant une DRH, contre 43,4 % des patientes sans DRH.
  • Un niveau élevé de macrophages CD68+ associés à la tumeur a été constaté chez 66,3 % des patientes présentant une DRH, contre 50,7 % des patientes sans DRH ; les scores pour les macrophages CD68+ associés à la tumeur n’ont eu aucun effet sur la SG.
  • La SG médiane était significativement plus longue chez les patientes présentant une DRH que chez les patientes sans DRH (65,4 contre 40,6 mois ; RR : 0,56 ; IC à 95 % : 0,41–0,78).
  • La SG médiane était de 54,6 mois chez les patientes présentant une DRH, avec un faible score pour les CD3, et de 46,0 mois chez les patientes sans DRH, avec un score élevé pour les CD3.
  • La plus forte amélioration de la SG médiane a été observée chez les patientes présentant une DRH et ayant un niveau élevé de lymphocytes CD3+ infiltrant la tumeur (70,9 contre 35,8 mois ; RRc : 0,38 ; IC à 95 % : 0,25–0,59).

Limites

  • Le nombre de patientes présentant une DRH et porteuses de mutations BRCA1/2 était faible.