Cancer de l’ovaire : l’association d’un vaccin polyvalent et d’OPT-821 immunoadjuvant échoue en phase II

  • O’Cearbhaill RE & et al.
  • Gynecol Oncol
  • 22 oct. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Le conjugué vaccin polyvalent (Globo-H, GM2, Tn-MUC1-32mer, TF)-hémocyanine de patelle (Keyhole Limpet Hemocyanin, KLH), associé à OPT-821 immunoadjuvant, était modérément immunogène, mais ne prolonge pas la survie, par rapport à OPT-821 seul, chez les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire en rechute.

Pourquoi est-ce important ?

  • Des stratégies d’entretien efficaces sont nécessaires pour prévenir la rechute ou prolonger la rémission.

Protocole de l’étude

  • L’étude 255 de phase II en double aveugle du Groupe d’oncologie gynécologique (Gynecologic Oncology Group, GOG) a été menée auprès de 170 patientes atteintes d’un carcinome épithélial de l’ovaire, des trompes de Fallope ou du péritoine, récidivant après un traitement primaire.
  • Les patientes ont été affectées de manière aléatoire selon un rapport de 1:1, pour recevoir OPT-821 avec ou sans le conjugué vaccin-KLH par voie sous-cutanée, aux semaines 1, 2, 3, 7 et 11, puis toutes les 12 semaines.
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute).

Principaux résultats

  • 77,2 % des patientes présentaient une maladie de stade III au moment du diagnostic.
  • 7 à 45 % des patientes ont obtenu des réponses positives en IgG et 21 à 49 % ont obtenu des réponses positives en IgM avec différents antigènes.
  • MUC1 était l’antigène le plus immunogène.
  • 77 % des patientes ont interrompu le traitement en raison d’une progression.
  • Les toxicités maximales comprenaient :
    • le syndrome myélodysplasique de grade 4 et la dépression/modification de la personnalité (un cas de chaque, peu probablement liés) ;
    • des troubles gastro-intestinaux de grade 3 et autres (n = 21, 4 liés).
  • Les réactions au site d’injection de grade 2 étaient plus fréquentes dans le groupe d’association (35 % contre 13 %).
  • Aucune différence n’a été observée au niveau de la survie sans progression (SSP ; rapport de risque [RR] : 0,98 ; IC à 95 % : 0,71–1,43) ou de la survie globale (SG ; RR : 0,83 ; IC à 95 % : 0,55–1,24).

Limites

  • L’immunocompétence à l’inclusion n’a pas été évaluée.