Cancer de l’ovaire BRCA+ : un traitement d’entretien par olaparib permet d’améliorer la SSP dans l’étude SOLO1

  • Moore K & al.
  • N Engl J Med
  • 21 oct. 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé BRCA+, sensible au platine, un traitement d’entretien par olaparib a permis de réduire le risque de progression de la maladie ou de décès de 70 % comparativement au placebo.

Pourquoi est-ce important ?

  • Près de 70 % des patientes présentent une rechute dans les trois ans suivant le traitement initial ; un traitement d’entretien par olaparib peut donc devenir le traitement de référence dans ce contexte.

Protocole de l’étude

  • L’étude de phase III randomisée, en double aveugle SOLO1 a inclus 391 patientes présentant une mutation BRCA1/2 et atteintes d’un cancer de l’ovaire séreux/endométrioïde de grade élevé, d’un cancer péritonéal primitif ou d’un cancer de la trompe de Fallope avancés, qui ont fait l’objet d’une chirurgie cytoréductrice et d’une chimiothérapie à base de platine. 
  • 260 patientes ont reçu un traitement d’entretien par olaparib et 131 un placebo.
  • Critère d’évaluation principal : SSP (délai jusqu’à la progression de la maladie ou le décès).
  • Financement : AstraZeneca ; MSD.

Principaux résultats

  • La durée médiane de suivi était de 41 mois.
  • Le taux de SSP à trois ans était significativement plus élevé chez les patientes recevant de l’olaparib, comparativement au placebo (60 % contre 27 % ; RR : 0,30 ; P 
  • Le délai jusqu’au premier traitement suivant ou jusqu’au décès était significativement plus long avec l’olaparib qu’avec le placebo (médiane : 51,8 mois contre 15,1 ; RR : 0,30 ; IC à 95 % : 0,22–0,40).
  • 21 % des patientes du groupe olaparib ont présenté des événements indésirables graves, contre 12 % des patientes du groupe placebo.
  • L’anémie était l’événement indésirable grave le plus fréquent observé avec l’olaparib.
  • La QdV liée à la santé n’était pas significativement différente entre les deux groupes.

Limites

  • Les données de SG n’étaient pas arrivées à maturation.