Cancer de l’ovaire avancé : la cytoréduction est bénéfique, avec ou sans réponse à la chimiothérapie

  • Cardillo N.
  • SGO 2021

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • La chirurgie de cytoréduction est un facteur indépendant de survie globale (SG) dans le cadre du cancer de l’ovaire avancé.
  • Son influence sur la SG persiste même avec une correction pour prendre en compte la réponse à la chimiothérapie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une chirurgie de cytoréduction doit être envisagée chez les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé, qu’elles présentent ou non une réponse à la chimiothérapie.
  • Ces dernières années, une mauvaise réponse à la chimiothérapie a parfois été utilisée pour justifier de ne pas réaliser de cytoréduction.

Méthodologie

  • Une étude de cas-témoins a analysé les données de 234 patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire séreux de stade III ou IV de haut grade qui avaient présenté une réponse à une chimiothérapie à base de platine, et de 98 patientes n’ayant pas présenté de réponse à la chimiothérapie.
  • Environ trois quarts des patientes ayant obtenu une réponse et 57 % de celles n’ayant pas obtenu de réponse ont fait l’objet d’une intervention chirurgicale optimale.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La SG médiane était de 44,8 mois dans le groupe de patientes ayant obtenu une réponse, contre 18,1 mois chez les patientes n’ayant pas obtenu de réponse (P < 0,001). 
  • La SG médiane était de 34,2 mois chez les patientes ayant fait l’objet d’une intervention chirurgicale optimale, contre 24,8 mois chez celles pour qui ce n’était pas le cas (P < 0,001).
  • La réponse à la chimiothérapie avait l’effet le plus important sur la survie (rapport de risque [RR] : 0,27 ; P < 0,001), tandis que l’administration d’une chimiothérapie néoadjuvante était un facteur prédictif significatif de SG défavorable (RR : 2,84 ; P < 0,001).
  • La chirurgie optimale était un facteur indépendant significatif de la SG, même après correction pour prendre en compte d’autres facteurs de risque, tels que la réponse à la chimiothérapie (RR : 0,73 ; P = 0,023).

Limites

  • Il s’agissait d’une étude rétrospective.