Cancer de l’oropharynx : les femmes courent un risque plus faible de décès


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Les femmes courent un risque plus faible de décès par cancer de l’oropharynx (COP), par rapport à leurs homologues masculins, selon une nouvelle recherche. Ce risque plus faible de mortalité a été constaté en cas de COP avec statut positif ou négatif pour le virus du papillome humain (VPH).

L’étude, publiée dans la revue Oral Oncology, a découvert un taux de survie globale à cinq ans de 50 % (IC à 95 % : 43,9–54,9) parmi 321 patients. Les cas de COP avec statut positif au VPH16 se sont caractérisés par un risque significativement plus faible de décès (RR corrigé [RRc] : 0,51 ; IC à 95 % : 0,32–0,80). Les patientes ont présenté un risque 50 % plus faible de décès que les hommes (RRc : 0,50 ; IC à 95 % : 0,29–0,85). Le fait d’avoir une insuffisance pondérale au moment du diagnostic a fait plus que doubler le risque de mortalité (RRc : 2,41 ; IC à 95 % : 1,38–4,21).

Même si le tabagisme a été associé à un risque plus élevé de décès parmi les patients atteints d’un COP dans l’analyse univariée, aucune des associations n’est restée significative dans les modèles multivariés. L’inclusion du stade du COP et du statut du VPH16 dans les modèles a atténué de manière significative l’effet du tabagisme. Les auteurs ont toutefois noté que le nombre de sujets ayant un tabagisme inférieur à 10 paquets-années était limité. Par conséquent, l’absence d’une association pourrait être due à la puissance statistique limitée de l’étude.

Un stade du cancer plus élevé au moment du diagnostic a semblé être le seul facteur significativement associé à la récidive du COP (RR corrigé : 4,88 ; IC à 95 % : 2,12–11,21).