Cancer de l’œsophage : la protonthérapie se montre supérieure à la radiothérapie en termes de toxicité

  • Lin SH & al.
  • J Clin Oncol
  • 10 mai 2020

  • Par Pavankumar Kamat
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Pour la première fois dans le cadre d’un essai contrôlé randomisé (ECR), la radiothérapie par faisceau de protons a démontré une toxicité significativement plus faible, comparativement à la radiothérapie conventionnelle, chez des patients atteints d’un cancer de l’œsophage localement avancé.

Pourquoi est-ce important ?

  • Des études observationnelles ont démontré que la radiothérapie par faisceau de protons était supérieure à la photonthérapie en termes de toxicité.

Méthodologie

  • Dans le cadre d’un essai de phase IIB, 145 patients atteints d’un cancer de l’œsophage localement avancé nouvellement diagnostiqué ont été affectés de manière aléatoire pour faire l’objet d’une radiothérapie avec modulation d’intensité (RTMI) ou d’une radiothérapie par faisceau de protons.
  • Parmi ces patients, 107 étaient évaluables (61 dans le groupe RTMI et 46 dans le groupe radiothérapie par faisceau de protons).
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute).

Principaux résultats

  • La radiothérapie par faisceau de protons, comparativement à la RTMI, a permis d’obtenir :
    • un fardeau de toxicité total postérieur plus faible (17,4, contre 39,9) ;
    • un taux de survie sans progression (SSP) à 3 ans similaire (50,8 %, contre 51,2 %) ;
    • un taux de survie globale (SG) similaire (44,5 %, contre 44,5 %). 
  • La toxicité la plus fréquente était l’épanchement pleural (chez 13 patients faisant l’objet d’une radiothérapie par faisceau de protons et 24 faisant l’objet d’une RTMI).
  • La complication postopératoire la plus fréquente chez les patients opérés était l’arythmie complète par fibrillation atriale (ACFA ; survenue chez deux patients ayant fait l’objet d’une protonthérapie et sept ayant fait l’objet d’une RTMI).

Limites

  • L’essai a été interrompu prématurément avant la dernière analyse intermédiaire.