Cancer de l’endomètre précoce : l’association curiethérapie vaginale et chimiothérapie n’est pas plus efficace que la RT pelvienne

  • Randall ME & al.
  • J Clin Oncol
  • 17 avr. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La curiethérapie du dôme vaginal (CDV) associée à la chimiothérapie (CT) n’est pas supérieure à la radiothérapie (RT) pelvienne adjuvante, chez les patientes atteintes d’un carcinome de l’endomètre de stade précoce, à risque intermédiaire-élevé ou élevé, en termes de survie sans récidive (SSR) et de SG.
  • Les incidences cumulées de récidives vaginales et à distance étaient similaires dans les deux groupes, mais les échecs au niveau du pelvis et des ganglions para-aortiques étaient significativement plus nombreux dans le groupe CDV/C.

Pourquoi est-ce important ?

  • La RT pelvienne demeure un traitement adapté dans le cadre du carcinome de l’endomètre de stade précoce à risque élevé.

Protocole de l’étude

  • Il s’agit de l’étude de phase III GOG-0249.
  • 601 patientes atteintes d’un carcinome de l’endomètre de stade précoce, à risque intermédiaire-élevé ou élevé, ont été affectées de manière aléatoire pour recevoir une RT pelvienne adjuvante ou une CDV suivie de l’association paclitaxel et carboplatine.
  • Critère d’évaluation principal : la SSR (délai entre l’inclusion et la récidive de la maladie, le décès ou la date de dernier contact).
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute) ; autres.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 53 mois.
  • À 60 mois, aucune différence significative n’a été observée entre la RT et le schéma CDV/C dans les domaines suivants :
    • la SSR : 0,76 contre 0,76 (RR : 0,92 ; IC à 90 % : 0,69–1,23) ;
    • la SG : 0,87 contre 0,85 (RR : 1,04 ; IC à 90 % : 0,71–1,52) ;
    • les récidives vaginales (RR : 1,0 ; IC à 95 % : 0,33–3,16) ; ou
    • les récidives à distance (RR : 1,0 ; IC à 95 % : 0,68–1,52).
  • L’incidence cumulée de récidives au niveau des ganglions para-aortiques ou du pelvis était de 4 % avec la RT, contre 9 % avec le schéma CDV/C.
  • Les patientes du groupe CDV/C ont présenté une neurotoxicité plus importante.

Limites

  • Protocole en ouvert.