Cancer de l’endomètre : la cartographie des ganglions lymphatiques sentinelles réduit le risque de lymphœdème des membres inférieurs

  • Leitao Jr. MM & et al.
  • Gynecol Oncol
  • 25 nov. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patientes atteintes d’un cancer de l’endomètre nouvellement diagnostiqué, la dissection des ganglions lymphatiques (DGL) est associée à un risque de lymphœdème des membres inférieurs (LMI) plus élevé, comparativement à la cartographie des ganglions lymphatiques sentinelles (GLS).

Pourquoi est-ce important ?

  • La DGL constitue le traitement de référence, mais elle n’a pas permis d’améliorer la survie dans le cadre de deux essais randomisés.
  • Les résultats appuient la cartographie des GLS comme alternative à la DGL.

Protocole de l’étude

  • 599 patientes atteintes d’un cancer de l’endomètre qui avaient fait l’objet d’une chirurgie primaire ont répondu à un questionnaire à 13 items sur le LMI mesurant des résultats rapportés par les patientes.
  • Financement : Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health)/Institut national américain de lutte contre le cancer du Centre de cancérologie Memorial Sloan Kettering (National Cancer Institute Memorial Sloan Kettering Cancer Center).

Principaux résultats

  • 37 % des patientes ont rapporté un LMI.
  • Un traitement par radiothérapie externe (RTE) a été utilisé chez 5,6 % des patientes ayant fait l’objet d’une cartographie des GLS et chez 9,9 % des patientes ayant fait l’objet d’une DGL.
  • Le taux de LMI auto-rapporté était de 27,2 % en cas de cartographie des GLS, contre 40,9 % dans le groupe DGL (rapport de cotes [RC] : 1,85 ; P = 0,002).
  • La prévalence du LMI était de 51,1 % chez les patientes ayant fait l’objet d’une RTE et de 34,9 % chez celles n’ayant pas fait l’objet d’une RTE (RC : 1,95 ; P = 0,03).
  • Un IMC élevé était associé à une prévalence accrue de LMI (RC : 1,04 ; P = 0,001).
  • Après un contrôle pour prendre en compte l’administration d’une RTE et l’IMC, la DGL demeurait un facteur de risque indépendant de LMI, comparativement à la cartographie des GLS (RC : 1,81 ; P = 0,003).
  • Les patientes ayant auto-rapporté un LMI présentaient une baisse significative de la QdV, comparativement aux patientes sans LMI (P 

Limites

  • Étude basée sur un questionnaire.