Cancer cervical : la prise en charge adéquate des lésions CIN2


  • Dawn O'Shea
  • Univadis Actualités médicales
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La plupart des lésions de type néoplasie intraépithéliale cervicale de grade 2 (Cervical Intraepithelial Neoplasia Grade 2, CIN2) régressent de manière spontanée et une surveillance active s’avère justifiée, en particulier chez les jeunes femmes, selon une nouvelle méta-analyse.

Dans l’étude, des chercheurs de Finlande, de Grèce, du Mexique et du Royaume-Uni ont identifié 36 études éligibles publiées dans les bases de données Medline, Embase et CINAHL (Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature) entre le 1er janvier 1973 et le 20 août 2016.

À 24 mois, les taux combinés de régression, de persistance et de progression ont été de 50 %, 32 % et 18 %. Chez les femmes de moins de 30 ans, les taux de régression, de persistance et de progression ont été de 60 %, 23 % et 11 %, respectivement. Les résultats ont montré des taux plus élevés de régression et des taux plus faibles de progression que ce qui avait été signalé auparavant, en particulier chez les femmes plus jeunes.

Les auteurs ont conclu qu’une prise en charge prudente par surveillance active s’avère justifiée chez certaines femmes, en particulier si de futures grossesses sont planifiées.

« Avec la hausse de l’âge maternel et la prise de conscience croissante qu’un traitement local des CIN est associé à une hausse des naissances prématurées et des pertes de grossesse au deuxième trimestre, il est d’une importance capitale de ne traiter que les femmes dont la maladie a réellement la possibilité d’évoluer. Dans les cas de maladie persistant plus de deux ans, il est probable qu’un traitement soit nécessaire », ont-ils indiqué.