Cancer anal avancé : l’association carboplatine et paclitaxel constitue le nouveau traitement de référence

  • Rao S & al.
  • J Clin Oncol
  • 12 juin 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Dans un essai de comparaison directe, le carboplatine associé au paclitaxel a permis d’obtenir des réponses similaires à celles obtenues avec le cisplatine associé au 5-fluorouracile, chez des patients atteints d’un cancer anal avancé, avec des événements indésirables graves significativement moins nombreux.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’association carboplatine et paclitaxel doit maintenant être considérée comme le traitement de référence en première intention.

Méthodologie

  • L’essai de phase II InterAACT randomisé a été mené.
  • 91 patients naïfs de chimiothérapie et atteints d’un cancer anal avancé ont été affectés de manière aléatoire pour recevoir l’association cisplatine et 5-fluorouracile ou carboplatine et paclitaxel.
  • Le critère d’évaluation principal était le taux de réponse objective (TRO).
  • Financement : Centre de recherche sur le cancer du Royaume-Uni (Cancer Research UK) ; autres.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane pour l’ensemble des patients était de 28,6 mois.
  • Avec l’association cisplatine et 5-fluorouracile :
    • TRO : 57 %.
      • Réponse complète : 17 %.
      • Réponse partielle : 40 %. 
  • Avec l’association carboplatine et paclitaxel :
    • TRO : 59 %.
      • Réponse complète : 12,8 %.
      • Réponse partielle : 46,2 %.
  • Le taux d’événements indésirables graves était significativement plus élevé avec l’association cisplatine et 5-fluorouracile, par rapport à l’association carboplatine et paclitaxel (62 % contre 36 % ; P = 0,016).
  • Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes cisplatine et 5-fluorouracile et carboplatine et paclitaxel en termes de :
    • survie sans progression (SSP) médiane : 5,7 mois, contre 8,1 mois.
      • Rapport de risque corrigé (RRc) : 1,17 (P = 0,564).
    • survie globale (SG) médiane : 12,3 mois, contre 20 mois.
      • RRc : 1,78 (P = 0,059).

Limites

  • L’évaluation de la QdV était limitée par une faible observance.