BWGE : Bourgenonnement tumoral : une pièce indispensable à verser au dossier des tumeurs colorectales pT1 et de stade II

  • Dr Dominique-Jean Bouilliez

  • JIM Actualités des congrès
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Le « tumor budding » (bourgeonnement tumoral) est défini comme la présence, au niveau du front d'invasion de la tumeur, de cellules isolées ou groupées en petits amas de 4 cellules tumorales au maximum se détachant du reste de la tumeur. Cette caractéristique morphologique, qui s'observe dans un grand nombre de cancers colorectaux, est considérée comme la traduction morphologique du phénomène de transition épithélio-mésenchymateuse, étape-clé dans le processus d'invasion tumorale et dans la dissémination métastatique. Au cours de ces dernières années, le « tumor budding » est clairement apparu comme un biomarqueur de la progression tumorale et un facteur pronostique péjoratif dans le cancer colorectal, en particulier de stade T1 et de stade II (sans métastase ganglionnaire donc) pour lequel il est un marqueur indépendant de la survie. Raison pour laquelle la Conférence Internationale de Consensus sur le Tumor Budding (ITBCC) a proposé d'inclure ce critère pour porter l'indication d'un traitement adjuvant. Elle a aussi reconnu le tumor budding en tant que prédicteur indépendant de métastase lymphatique en cas de cancer pT1 car il est un facteur de progression tumorale. Diverses études ont montré par ailleurs une bonne corrélation entre ce qui est retrouvé dans les biopsies pré-opératoires et la pièce de résection. De plus, l'absence de bourgeon en préopératoire offre une bonne probabilité de réponse pathologique complète après la résection.
Un score clair

tumor buddingtumor buddingtumor buddingtumor budding

Affiner les pratiques

tumor budding