BPCO : les corticoïdes inhalés sont associés à une augmentation du risque de DT2

  • Ställberg B & al.
  • NPJ Prim Care Respir Med
  • 20 oct. 2020

  • Par Miriam Tucker
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), le traitement par corticostéroïdes inhalés (CSI) est associé à un risque accru de développer un diabète de type 2 (DT2).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les données sur l’association sont conflictuelles.
  • Les données issues de la pratique réelle suggèrent que les CSI combinés à des agonistes bêta-2 à longue durée d’action sont surutilisés chez les patients atteints d’une BPCO.

Méthodologie

  • Des données issues de dossiers médicaux électroniques ont été analysées pour 7 078 patients atteints d’une BPCO, âgés de 40 ans ou plus, dans 52 centres de soins en médecine générale en Suède, de 2000 à 2014.
  • Les CSI à dose élevée et à faible dose ont été définis comme 640 µg/jour ou plus et moins de 640 µg/jour de budésonide ou équivalent, respectivement.
  • Financement : Université d’Uppsala.

Principaux résultats

  • Un DT2 a été rapporté chez 5,9 % des patients (418).
  • Par rapport à l’absence d’utilisation d’ICS et après une correction pour prendre en compte l’indice de masse corporelle (IMC), le temps écoulé depuis la BPCO, l’âge et le sexe, les risques relatifs comprenaient (au cours de la période de l’étude) :
    • des CSI à faible dose stable : 1,32 (P = 0,0201) ;
    • des CSI à dose élevée stable : 1,64 (P = 0,0088).
  • Pour les patients utilisant des CSI à dose élevée, les risques relatifs de DT2 ont été comparés à l’absence de CSI et comprenaient :
    • l’augmentation de la posologie : 2,00 (P = 0,0088) ;
    • une posologie mixte : 1,96 (P = 0,0234).
  • La correction pour prendre en compte l’hypertension et/ou l’insuffisance cardiaque n’a pas affecté de façon significative les résultats.

Limites

  • La méthodologie rétrospective de l’étude introduit un risque de biais et de facteurs de confusion.
  • Les données de spirométrie n’étaient pas toujours disponibles pour vérifier le diagnostic de BPCO ou pour évaluer l’impact de la sévérité de la maladie.
  • Étude menée dans un seul pays.