BPCO: la réponse immédiate au salmétérol ne permet pas de prédire la réponse à l’indacatérol à plus long terme

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Selon les recommandations GOLD, le traitement d'entretien de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) modérée à sévère repose sur les bronchodilatateurs comme le salmétérol, le formotérol ou l'indacatérol, trois β2-agonistes à longue durée d'action (LABA).

Bien qu'ils ne soient pas mentionnés dans les recommandations actuelles, les tests de réversibilité aux bronchodilatateurs sont couramment utilisés dans la pratique clinique pour prédire l'intérêt d'un traitement bronchodilatateur. Ce test, bien que simple, peut être difficile à interpréter car il existe une variabilité des résultats en fonction du moment où est réalisé l'examen, des traitements administrés et de la sévérité de l'altération de la fonction pulmonaire. Les données publiées suggèrent par ailleurs que la réversibilité immédiate aux bronchodilatateurs n'est pas prédictive des résultats cliniques. Une étude vient d'évaluer la corrélation entre la réponse immédiate au salbutamol et l'effet du traitement prolongé par indacatérol.

Méthodologie

  • L'étude REVERBREZ est une étude ouverte, de phase IV, multicentrique, menée dans 177 centres français entre décembre 2010 et mai 2012.

  • Les participants recrutés étaient âgés de 40 ans ou plus, avaient une histoire de tabagisme de ≥10 paquets-années et souffraient de BPCO modérée à sévère telle que définie dans les recommandations : VEMS post-bronchodilatateur compris entre 30% et 80% de la valeur prédite, avec un rapport VEMS/capacité vitale forcée (CVF) inférieur à 0,70.

  • Les patients ayant présenté une exacerbation dans les 6 semaines précédant l'inclusion, ayant été traités par oxygénothérapie, ou présentant une autre maladie pulmonaire concomitante étaient exclus.

  • Les patients recrutés étaient évalués au cours de cinq visites de suivi (inclusion, initiation du traitement, mois 1, 3 et 5). À l'inclusion, tous les bronchodilatateurs à action prolongée étaient interrompus. Les patients sous corticostéroïdes inhalés étaient autorisés à continuer, sans modifier la nature ou la posologie de celui-ci durant l'étude.

  • Sur la base du test de réversibilité au salbutamol (conduit 30 minutes après inhalation de quatre bouffées de 100 μg), les patients étaient classés en deux groupes : un groupe réversible (Rv) quand l'augmentation du VEMS était de 12% ou plus et de 200 mL ou plus par rapport à la valeur initiale, ou un groupe non réversible (Nrv) lorsque ces objectifs n'étaient pas atteints.

  • Durant une période de sevrage intermédiaire de 2 semaines, le bronchodilatateur autorisé était le salbutamol. Ensuite, l'indacaterol (150 μg/j) était prescrit de la visite d'initiation thérapeutique au 5ème mois. À chacune des visites de suivi, le VEMS était mesuré.

  • Le critère principal d'évaluation était la corrélation entre la réversibilité immédiate au salbutamol à la visite d'inclusion et le changement du VEMS à 1 mois de traitement par indacatérol (visite 3 à 1 mois). La réversibilité relative correspondait au rapport entre la réversibilité mesurée et la mesure du VEMS avant salbutamol.

  • Les critères secondaires étaient l'évolution du VEMS durant l'étude, la dyspnée mesurée à partir du questionnaire modifié du Medical Research Council (mMRC), et la qualité de vie liée à la santé (Clinical COPD Questionnaire ou CCQ).

  • Les évènements indésirables et indésirables graves liés au traitement ont été enre...