Biosimilaires : propositions d’un groupe de consensus pour réduire l’effet nocebo dans les MICI

  • D'Amico F & al.
  • Dig Liver Dis
  • 4 déc. 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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La substitution n’est pas un acte anodin : l’implication de l’ensemble des professionnels de santé concernés et la qualité du dialogue établi avec le patient peuvent en limiter l’effet nocebo. Un groupe de consensus NOCE-BIO propose les messages clés que les praticiens, infirmières et pharmaciens doivent transmettre à leurs patients afin de limiter l’éventuel impact de la substitution. Il a été publié dans Digestive and Liver Disease .

Des études cliniques randomisées ont montré que le switch d’un traitement par biothérapie princeps à un biosimilaire est sûr et efficace, mais d’autres mettent en évidence des différences subjectives d’efficacité exprimées par le patient. Les études décrivent aussi un effet nocebo qui peut se traduire parfois par des différences cliniques.

La qualité de la relation médecin-patient est à la base de l’acceptation des biosimilaires par le patient. Il est donc indispensable de précéder la proposition par une discussion avec l’équipe multidisciplinaire qui suit le patient et de ne mettre en œuvre la substitution que lorsque la décision a été partagée.

L’infirmière peut aussi jouer un rôle précieux pour aider les patients qui ne comprennent pas toujours l’ensemble des informations délivrées par le médecin. Il a été décrit que la nature et la qualité de la communication peuvent aider à améliorer l’acceptation de la substitution. Les stratégies de communication mises en œuvre doivent surtout permettre de réduire la résistance naturelle au changement.

Le pharmacien doit, selon ces recommandations, participer à l’évaluation des biosimilaires et améliorer son expertise sur les biosimilaires et l’interchangeabilité.

Le psychologue est un interlocuteur important pour aider les équipes à adapter leurs messages clés destinés aux patients. L’argument économique est souvent le seul qui soit mis en avant auprès de ces derniers, ce qui peut favoriser la réticence, si le discours n’est pas accompagné d’éléments d’information sur l’efficacité et la sécurité.