BCR : Doser la calprotectine en cas de suspicion de spondylarthropathie : pourquoi pas ?

  • Dr Dominique-Jean Bouilliez

  • JIM Actualités des congrès
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La définition de la spondylarthrite ankylosante se base sur des critères cliniques et biologiques regroupés dans l'ASAS (Assessment of SpondyloArthritis Score). Mais ce score manque de sensibilité (79,5 %). Dans la mesure où ces patients présentent souvent une maladie de Crohn (40 % des cas) et que la calprotectine est un bon marqueur de cette maladie, Lieve Van Hoovels (Alost) s'est posée la question de l'intérêt d'ajouter ce dosage pour poser le diagnostic d'une SpA. Pour ce faire, elle a analysé 99 échantillons fécaux (dont 52 chez des patients ayant une SpA) et 60 échantillons sanguins (dont 25 chez des patients ayant une SpA). Il en ressort que les taux fécaux de calprotectine étaient significativement plus élevés dans le groupe SpA, ce qui n'était pas le cas pour la calprotectine sérique. Pratiquement, un taux de calprotectine fécale compris entre 63 et 200 µg/g) multiplie par 9,9 la probabilité que l'affection soit bien une SpA. Par ailleurs, associer radiographie + dosage de HLA-B27 + dosage de la calprotectine fécale offre une sensibilité de 74 % et une sensibilité de 84 %, indices qui augmentent nettement lorsqu'on y ajoute la clinique, en particulier la raideur matinale.