AVC : L’activation du ganglion sphéno-palatin, est-ce une bonne idée ?

  • Bornstein NM & al.
  • Lancet
  • 23 mai 2019

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Une étude pivot a évalué l’efficacité et la tolérance de la stimulation du ganglion sphéno-palatin 8 à 24 h après l’apparition des premiers symptômes d’AVC ischémique. Cette étude, publiée dans The Lancet, constitue l’essai randomisé le plus large évaluant cette technique dans ce contexte. Les résultats montrent qu'il s'agit d'une procédure bien tolérée, qui limite le handicap à 90 jours chez les sujets ayant reçu une confirmation radiologique d’une atteinte corticale. 

Méthodologie

L’étude impACT-24B est un essai pilote international randomisé mené en double aveugle, double placebo. Les patients inclus devaient être âgés entre 40 et 85 ans et présenter un AVC ischémique aigu et ne pas bénéficier d’un traitement par reperfusion. Ils étaient alors randomisés pour recevoir une stimulation du ganglion sphéno-palatin ou une stimulation factice dans les 8 à 24h après le début des symptômes. 

Principaux résultats

Entre juin 2011 et mars 2018, 1.078 patients (481 patients ont reçu au moins une stimulation du ganglion sphéno-palatin et 519 une stimulation factice) ont été inclus dans les analyses en intention de traiter modifiée (ITTm)). L’âge moyen des sujets inclus dans les analyses en ITTm était de 70 ans, le score NIHSS (National Institutes of Health Stroke Scale) médian à l’inclusion était de 12, le délai médian entre le début des symptômes et la première stimulation de 19,3 h, et 52% des sujets avaient une atteinte corticale confirmée à l’imagerie. Au global, la proportion de sujets ayant un niveau de handicap amélioré par rapport à ce qui était attendu était de 49% dans le groupe intervention et 45% dans le groupe contrôle, mais cette différence n’était pas significative (p=0,31). Le odes ratio était de 1,48 1,05-2,10] en faveur de la stimulation du ganglion sphéno-palatin lorsque seule la population qui avait une atteinte corticale confirmée était considérée (50% vs 40%, p=0,0258).

Une relation en U inversée a été mise en évidence entre l’intensité de la stimulation et les critères cliniques suivis dans la population qui avait une atteinte corticale confirmée.

En ce qui concerne la tolérance, aucune différence de mortalité ou d’effets indésirables graves n’a été notifiée entre les deux groupes. 

Principales limitations

Absence d’imagerie permettant d’identifier certaines caractéristiques patients.

Financement

Étude financée par BrinsGate Ltd.