Autisme : les comportements alimentaires atypiques pourraient être un signal d’alarme


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle recherche suggère que les comportements alimentaires atypiques pourraient être un signal d’alarme précoce de la présence d’un trouble du spectre autistique (TSA).

Une étude publiée dans la revue Research in Autism Spectrum Disorders a examiné les pratiques alimentaires au sein d’un échantillon de 2 102 enfants, qui incluait 1 462 enfants atteints d’autisme, 327 enfants atteints d’autres troubles (par ex., un trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention [Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder, ADHD], un handicap intellectuel, un trouble du langage et une difficulté d’apprentissage) et 313 enfants typiques.

Il en ressort que les comportements alimentaires atypiques étaient significativement plus fréquents chez les enfants atteints d’autisme (70,4 %) que chez les enfants atteints d’autres troubles (13,1 %) et les enfants typiques (4,8 %).

Le comportement atypique le plus fréquent était la présence de préférences alimentaires limitées (88 %), suivie d’une hypersensibilité aux textures alimentaires (46 %). Le fait de garder longtemps la nourriture dans la bouche avant de l’avaler et le pica (une envie irrépressible de substances à valeur nutritive faible ou inexistante) ont concerné 19,2 % et 11,6 % des enfants atteints d’un TSA, respectivement.

Pour les enfants atteints d’autisme qui avaient des comportements alimentaires atypiques, 25 % avaient au moins 3 comportements atypiques, contre 0 % des enfants atteints d’autres troubles ou ayant un développement typique.

Les auteurs de l’étude indiquent que le nombre et les types de comportements alimentaires atypiques doivent alerter les cliniciens sur la possibilité d’autisme et la nécessité d’évaluer la présence d’un TSA « afin de faciliter l’identification précoce et l’accès à un traitement basé sur des données probantes ».