Augmentation de la CSG : les médecins hospitaliers également pénalisés

  • Léa Crébat

  • JIM Actualités métier
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Paris, le mercredi 13 septembre 2017 - En annonçant une baisse des cotisations sociales destinée à améliorer de manière immédiate le pouvoir d'achat des salariés, le gouvernement n'ignorait sans doute pas qu'il se lançait dans une entreprise complexe. Il ne mesurait cependant probablement pas l'ampleur des situations particulières qui ne pourraient être simplement réglées par l'équation déjà acrobatique d'une hausse de la CSG compensée par la diminution des cotisations sociales. Le sort des indépendants on l'a ainsi vu la semaine dernière a dû donner lieu à différents ajustements ; ajustements auxquels ont dû s'ajouter d'autres réglages à destination des professionnels de santé libéraux. Cependant, chez les salariés également, certaines professions grincent des dents face à la perspective d'une flambée de la CSG sans réelle compensation. C'est ainsi le cas des médecins hospitaliers, pour lesquels la baisse des cotisations chômage n'aura aucune incidence, puisqu'ils n'y sont pas assujettis. A contrario, l'augmentation de la CSG aura des conséquences directes sur leur salaire. Cette situation suscite aujourd'hui la colère des représentants des praticiens hospitaliers et notamment du Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs (SNPHAR-E) qui a été le premier à monter au créneau sur ce dossier. Ce dernier met en garde contre « une baisse annoncée des salaires ce qui est inacceptable au vu de l'effondrement en 20 ans du pouvoir d'achat, et du gel de point d'indice ». L'organisation parle encore d'un « hold-up » et exige l'ouverture d'urgence de négociations.

Le temps de la colère

La colère du SNPHARe est d'autant plus marquée qu'il vient d'être alerté d'une probable évolution du calcul des retraites par l'IRCANTEC. Le régime des retraites complémentaires des médecins hospitaliers aurait pour projet de ne plus comptabiliser les jours accumulés dans les comptes épargnes temps au moment d'établir le montant de la pension des praticiens. Cette perspective irrite fortement le SNPHARe qui menace, si cette évolution était effectivement retenue, de recommander à tous les médecins de ne plus accepter de gardes supplémentaires. Ainsi, on le voit, la grogne des professionnels de santé face aux réformes annoncées n'épargne aucun secteur : le même sentiment d'abandon apparaît partagé en ville comme à l'hôpital, chez les praticiens comme chez les infirmières.