Atteintes cutanées en lien avec l’immunité sous inhibiteurs de points de contrôle immunitaire

  • Nathalie BARRÈS
  • Résumé d’articles
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À retenir

  • Les atteintes cutanées en lien avec l’immunité sont parmi les effets indésirables les plus fréquents des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) et peuvent conduire à des situations très invalidantes et parfois même à l’arrêt du traitement oncologique.
  • Ces évènements indésirables surviendraient de manière spécifique après un certain temps de traitement et seraient plus spécifiques à certains types de cancer.
  • Les hommes seraient plus sujets à ces évènements que les femmes.

Méthodologie

Cette étude de pharmacovigilance observationnelle est basée sur les données mondiales des cas individuels recueillis à partir de 130 pays membres via la base de données VigiBase de l’Organisation mondiale de la santé.

Principaux résultats

Au global, 91.232 évènements indésirables ont été recueillis concernant les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire. Parmi ces évènements, 10.933 concernaient des cas d’évènements indésirables cutanés en lien avec l’immunothérapie et ont pu être classés en 51 types dermatologiques distincts. Les événements les plus fréquents comprenaient des cas de vitiligo, de pemphigoïde bulleuse, de dermatite lichénoïde, d’érythème polymorphe, de nécrolyse épidermique toxique, de syndrome de Stevens-Johnson, d’éruption médicamenteuse et de dermatite eczémateuse.

Les hommes étaient plus susceptibles de développer ce type d’évènement indésirable (59-74%) que les femmes.

Ces évènements indésirables peuvent survenir entre 1 à 2 jours après l’initiation du traitement et jusqu’à plusieurs années après. Et une dynamique d’apparition de ces événements indésirables a pu être mise en évidence :

  • Les érythèmes multiformes, les cas de syndromes de Stevens-Johnson et les nécroses toxiques épidermiques sont parmi les plus précoces, environ 1 mois après l’initiation de l’immunothérapie.
  • Les éruptions médicamenteuses et les dermatites eczémateuses surviennent plutôt 2 mois après l’initiation du traitement.
  • Les dermatites lichénoïdes à 4 mois.
  • Et les vitiligos, et les pemphigoïdes bulleuses plutôt autour de 5-6 mois de traitement.

Autre constat, les effets indésirables cutanés en lien avec l’immunité sont également différents en fonction du type de cancer, et plus fréquents chez les patients atteints de mélanome, de cancer bronchique ou de cancer rénal.