ATS 2019—L’utilisation d’une application pour smartphone associée à une médication augmente le taux d’arrêt du tabagisme


  • Tara Haelle
  • Actualités des congrès
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir 

  • Les patients cherchant à arrêter de fumer qui prenaient de la varénicline ou utilisaient un patch nicotinique présentaient des taux d’arrêt du tabagisme plus élevés lorsqu’ils utilisaient l’application pour smartphone CureApp plutôt qu’une application factice.

Pourquoi est-ce important 

  • Le traitement pour l’arrêt du tabagisme affiche de faibles taux de réussite, même avec une médication. 

Protocole de l’étude 

  • Essai contrôlé randomisé de phase III, mené auprès de 584 fumeurs adultes (74,5 % d’hommes) ayant l’intention d’arrêter de fumer, dans 31 cliniques de sevrage tabagique au Japon, d’octobre 2017 à janvier 2018.
  • Les participants ont reçu de la varénicline (80 %) ou un patch nicotinique (20 %) pendant un programme standard de 12 semaines d’arrêt du tabagisme avec accompagnement, suivi de 24 semaines d’utilisation de l’application pour arrêter de fumer CureApp (CureApp Smoking Cessation, CASC) ou d’une application factice bloquée (témoin).
    • L’application CureApp comprenait des tutoriels vidéo animés, personnalisés en fonction du profil, des discussions interactives avec un système d’accompagnement automatisé, un journal numérique et des mesures quotidiennes du CO expiré, avec un accès aux progrès ouvert aux médecins.
    • L’application a été désinstallée après la semaine 24.
  • Financement : CureApp, Inc.

Principaux résultats 

  • Le taux d’abstinence tabagique continue était plus élevé dans le groupe CASC (n = 285) que dans le groupe témoin (n = 287) aux :
    • Semaines 9 à 12 (75,4 % contre 66,2 % ; RR : 1,86 ; P = 0,004) ; 
    • Semaine 24 (63,9 % contre 50,5 % ; RR : 1,92 ; P = 0,001) ;
    • Semaine 52 (52,3 % contre 41,5 % ; P = 0,01).
  • L’abstinence d’après la prévalence évaluée à 7 jours était plus élevée pour le groupe CASC que pour le groupe témoin aux semaines 4, 8, 12, 24 (72,3 % contre 58,2 % ; P