ASTMH : La lèpre chez les personnes nées à l'étranger vivant aux États-Unis entre 2000 et 2010


  • Conference reports - RSi Communications
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La lèpre (ou maladie de Hansen) reste endémique dans bon nombre des pays moins développés. Aux États-Unis, la lèpre est une maladie rare principalement associée aux immigrants provenant de régions endémiques. Or, il est préoccupant de constater que le délai médian entre l'arrivée dans le pays et le diagnostic de lèpre est de 6,3 ans. 

Les données sur la lèpre 2000-2010 relatives aux personnes nées à l'étranger vivant aux États-Unis ont été présentées lors du congrès de l'ASTMH, qui s'est tenu en novembre à Washington, D.C. (États-Unis). Des chercheurs des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et de la Louisiana State University ont examiné les données de surveillance de la lèpre aux États-Unis, en particulier dans les populations nées à l'étranger. 

Au total, 1 439 cas de lèpre ont été diagnostiqués entre 2000 et 2010, soit 130 cas par an en moyenne. Les personnes atteintes résidaient dans 49 États d'Amérique, les cinq premiers étant le Texas (15 %), la Californie (14 %), Hawaii (10 %), la Floride (8 %) et la Louisiane (7 %). Au total, 73 % des cas concernaient des personnes nées à l'étranger, principalement au Mexique (20 %), en Micronésie et dans les territoires sous tutelle (18 %), au Brésil (12 %) aux Philippines (11 %) et en Inde (11 %).

Le taux de cas de lèpre parmi les personnes nées à l'étranger a atteint son maximum en 2003 (0,33 pour 100 000) pour ensuite descendre à 0,21 pour 100 000 en 2010. Le taux de lèpre chez les personnes nées aux États-Unis s'est avéré stable (de 0,01 à 0,02 pour 100 000) pendant la durée de l'étude ; en 2010, ce taux chez les personnes nées à l'étranger était 21 fois plus élevé que chez les personnes nées aux États-Unis. Soixante-dix pour cent des cas étaient des hommes. L'âge médian au moment du diagnostic était significativement inférieur (p