Association entre manque d’autonomie au travail et augmentation du risque de décès prématuré


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Il est établi que le stress au travail a des implications pour la santé, mais, selon une nouvelle recherche, il pourrait également être un facteur de risque de décès prématuré lorsqu’il est associé à un manque d’autonomie.

Selon une nouvelle étude, les individus qui occupent des postes à faible contrôle et à forte demande ont un risque de décès supérieur de 15,4 %, par rapport à ceux qui occupent des postes à faible demande.  Les postes à fort contrôle et à forte demande sont associés à une diminution de 34 % du risque de décès, par rapport aux postes à faible demande.

L’hypothèse des auteurs est que l’augmentation de l’autonomie accordée aux employés pourrait réduire le risque. Pour l’auteur principal, Erik Gonzalez-Mulé : « Il est possible d’éviter les conséquences négatives sur la santé si on les [les employés] autorise à fixer leurs propres objectifs, leurs propres plannings, à hiérarchiser leurs prises de décisions, etc. »

Selon les auteurs, les emplois stressants peuvent être bénéfiques pour la santé des employés s’ils permettent une grande autonomie. « Dans ce cas, un emploi stressant, au lieu d’être débilitant, peut être stimulant. L’individu peut fixer ses propres objectifs, hiérarchiser ses tâches. Il peut décider de la manière dont il travaillera. Ce stress devient alors agréable », a expliqué Erik Gonzalez-Mulé.