Association entre forte consommation de viande rouge et diverticulite

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Remplacer chaque jour une portion de viande rouge transformée par une portion de volaille ou de poisson pourrait réduire le risque de diverticulite.

C’est ce que concluent les auteurs d’une nouvelle étude, publiée dans la revue Gut, qui a permis d’identifier un lien entre consommation de viande rouge et risque accru de diverticulite.

Dans le cadre de leur étude, l’équipe de recherche a évalué l’impact potentiel de la consommation totale de viande rouge, de volaille et de poisson sur le risque de développer une diverticulite chez près de 46 500 hommes participant à l’Étude de suivi des professionnels de santé (Health Professionals Follow Up Study). Pendant la période de surveillance d’une durée de 26 ans, 764 hommes ont développé une diverticulite.

Les chercheurs ont découvert que, par rapport aux patients dont les taux de consommation étaient les plus faibles, le taux le plus élevé de consommation de viande rouge était associé à un risque accru de 58 % de développer une diverticulite, chaque portion quotidienne étant associée à un risque accru de 18 %. Le risque atteignait son maximum avec six portions par semaine.

Selon les auteurs, les mécanismes sous-jacents aux associations observées nécessitent des recherches plus approfondies. Cependant, l’inflammation systémique chronique de faible grade pourrait être un processus essentiel. En effet, la consommation plus élevée de viande rouge est associée à la présence de biomarqueurs inflammatoires ainsi que de maladies cardiovasculaires, de diabète et de cancer.