Association entre antipsychotiques et insuffisance respiratoire aiguë chez les patients atteints de BPCO

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Selon une nouvelle étude publiée en ligne dans JAMA Psychiatry, le traitement antipsychotique pourrait avoir un « effet respiratoire indésirable potentiellement mortel ».

Dans l’étude basée sur la population menée auprès de 5 032 patients atteints de BPCO, le recours aux médicaments antipsychotiques s’est avéré multiplier par 1,66 le risque d’insuffisance respiratoire aiguë (IRA) chez les patients atteints de BPCO. Une tendance dose-dépendante a été identifiée, le risque étant multiplié par 1,52 à des doses quotidiennes faibles et par près de 4 à des doses élevées.

Le risque a été observé avec des agents typiques et atypiques, mais variait en fonction des différents médicaments. Le risque d’IRA était multiplié par plus de deux avec l’halopéridol et la rispéridone. La chlorpromazine et la thioridazine ne semblaient pas augmenter le risque de manière significative.

Des événements respiratoires graves ont été signalés auparavant chez des patients sous antipsychotiques, certains ayant nécessité une intubation et une ventilation artificielle dans les heures et les jours suivant le début du traitement. Dans la présente étude, 590 patients (soit près de 12 %) atteints de BPCO et présentant une IRA avaient retiré des médicaments antipsychotiques à la pharmacie au cours des 14 jours précédents.

Les résultats devront être validés dans une étude de plus grande envergure. Cependant, les auteurs indiquent que les résultats suggèrent qu’il convient de faire preuve de prudence lors de la prescription d’antipsychotiques aux patients atteints de BPCO, particulièrement à des doses élevées.