ASRM 2019 — SOPK : la perte de poids améliore la fertilité


  • Daniel M. Keller, Ph.D
  • Actualités des congrès
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À retenir

  • Une intervention sur le mode de vie ciblant les femmes obèses atteintes d’infertilité a amélioré les chances de conception, même sans traitement de la fertilité, en particulier pour les femmes atteintes d’un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les interventions sur le mode de vie qui améliorent la chance de concevoir des femmes atteintes d’obésité et d’infertilité pourraient réduire les coûts des traitements de la fertilité, en améliorant potentiellement l’efficacité des technologies de reproduction assistée.

Protocole de l’étude

  • Essai contrôlé randomisé : femmes âgées de 18 à 40 ans, atteintes d’infertilité et d’obésité (IMC  30 kg/m 2 ) ou atteintes d’un SOPK et en surcharge pondérale (IMC ≥ 27 kg/m 2 ).
    • Groupe témoin (GT) recevant le traitement standard, ou groupe suivant un programme axé sur le mode de vie (GPMV) avec un accompagnement par un kinésithérapeute, un nutritionniste et des séances en groupe.
  • 108 femmes ont participé à l’étude pendant ≥ 6 mois : 51 dans le GPMV (SOPK, n = 33 ; sans SOPK, n = 18) ; 57 dans le GT (SOPK, n = 35 ; sans SOPK, n = 22).
  • Ferring Inc. : subvention sans restriction pour l’essai Fit-for-Fertility.

Principaux résultats

  • Les femmes du GPMV ont perdu plus de poids à 6 mois que celles du GT.
    • Toutes les femmes : -3,19 % ± 4,45 % contre -0,77 % ± 3,67 % (P = 0,003) ; et
    • Femmes atteintes d’un SOPK : -3,66 % ± 4,47 % contre -0,93 % ± 4,22 % (P = 0,015).
  • À 18 mois, le GPMV a connu une augmentation du taux de grossesse (60,8 %), par rapport au GT (38,6 % ; P = 0,021).
    • Femmes atteintes d’un SOPK : 57,6 % contre 34,3 % (P = 0,05).
  • Le programme axé sur le mode de vie a augmenté les taux de grossesse spontanée, par rapport au GT
    • Groupe entier : 33,3 % contre 12,3 % (P = 0,009) ; et
    • Femmes atteintes d’un SOPK : 27,3 % contre 5,7 % (P = 0,016).
  • Le programme axé sur le mode de vie a augmenté le taux de naissances viables pour les femmes atteintes d’un SOPK : 54,8 % contre 31,4 % pour le GT (P = 0,05).
  • Les taux de grossesse des femmes ayant recours à une technologie de reproduction assistée (TRA) ont démontré une tendance à la hausse non significative pour l’ensemble des femmes du GPMV.

Limites

  • La puissance statistique était limitée pour déterminer les effets possibles des changements du mode de vie sur la fertilité des femmes sans SOPK.