ASRM 2019 — L’usage de cannabis chez les hommes avant de concevoir un enfant est lié à un risque d’avortement spontané


  • Daniel M. Keller, Ph.D
  • Actualités des congrès
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À retenir

  • Chez les hommes, l’usage de cannabis une fois ou plus par semaine au cours des 2 mois précédant la conception a presque doublé le risque d’avortement spontané (AS) chez leur partenaire.

Pourquoi est-ce important ?

  • Étant donné que l’usage de cannabis est fréquent et augmente avec sa légalisation, les cliniciens doivent être conscients de ce facteur dans le cadre de la perte de grossesse.

Protocole de l’étude

  • Étude prospective utilisant l’étude de cohorte de préconception Pregnancy Study Online.
  • Femmes âgées de 21 à 45 ans ; hommes âgés d’au moins 21 ans ; essayant de concevoir un enfant ; non traités pour des troubles de la fertilité.
  • Usage de cannabis chez les hommes dans les 2 mois précédant la référence : aucun ;
  • Suivi des partenaires de sexe féminin pendant 12 mois ou jusqu’au signalement d’une grossesse.
  • L’AS était défini comme une perte de grossesse à moins de 20 semaines de grossesse.
  • Étude financée par les Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health).

Principaux résultats

  • n = 1 535 couples.
  • Total des AS : 17,5 %.
  • Seuls les hommes consommant du cannabis au moins 1 fois par semaine étaient associés à un nombre d’AS élevé : RR ajusté (RRa) par rapport aux non-consommateurs : RRa : 2,04 (IC à 95 % : 1,28–3,24).
  • Seuls les hommes consommant du cannabis au moins 1 fois par semaine étaient associés à un RRa élevé pendant 3 cycles ou plus de tentative de grossesse à la référence, par rapport aux non-consommateurs (RRa : 3,8 ; IC à 95 % : 1,7–5,0).
  • Le risque d’AS était plus élevé à moins de 8 semaines, par rapport à 8 semaines ou plus de grossesse.

Limites

  • Aucune donnée sur l’usage de cannabis variant avec le temps.
  • L’erreur de classification de l’exposition au cannabis est probable.
  • Biais de sélection potentiel.
  • Confusion résiduelle.