ASCO-SITC 2020 — Les monocytes activés par l’interféron démontrent une activité dans le cadre du cancer de l’ovaire de stade avancé


  • Ben Gallarda
  • Univadis
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À retenir

  • L’activité antitumorale et la tolérance globale ont été démontrées lors d’une étude de phase I portant sur les monocytes autologues activés par l’interféron administrés par perfusion intrapéritonéale chez des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire lourdement prétraité, et résistant ou réfractaire au platine.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’administration de traitements immunomodulateurs directement au niveau de la tumeur, dans le péritoine, pourrait ouvrir une nouvelle voie dans le traitement du cancer de l’ovaire de stade avancé. 

Protocole de l’étude

  • 18 patientes (âge médian : 61 ans ; nombre médian de traitements antérieurs : 5) atteintes d’un cancer de l’ovaire métastatique ou non résécable, résistant ou réfractaire au platine, ont été incluses dans 4 cohortes traitées tous les 28 jours par peginterféron alfa-2b et interféron gamma-1b.
  • 15 patientes dans 3 cohortes ont reçu 1 des 3 posologies de monocytes autologues.
  • L’objectif principal était de déterminer la sécurité d’emploi et d’identifier la dose maximale tolérée (DMT).
  • Financement : Instituts nationaux américains de la santé (US National Institutes of Health).

Principaux résultats

  • La dose la plus élevée était la DMT : 250 µg de peginterféron alfa-2b, 50 µg d’interféron gamma-1b et 750 x 106 monocytes autologues.
  • 2 des 11 patientes évaluables ont obtenu une réponse partielle, 6 ont présenté une maladie stable et 3 une progression de la maladie.
  • Les toxicités comprenaient la fatigue, les nausées et les douleurs abdominales, mais aucune n’était de grade supérieur ou égal à 4.

Limites

  • Petite étude de phase précoce avec un protocole en ouvert.

Commentaire d’expert
Le Dr Christopher Browning Cole, de l’Institut national américain du cancer de Bethesda, dans le Maryland, a présenté ces résultats et a offert le commentaire suivant : « Cette étude a suscité un intérêt important pour les traitements ciblant directement la tumeur dans le péritoine […] et beaucoup de ces essais ont obtenu des résultats très impressionnants en termes de bénéfice [de survie globale] lors du suivi à long terme. »