ASCO-SITC 2019—Les antibiotiques administrés au cours du mois précédent sont associés à une efficacité réduite de l’IPCI


  • Melissa Pandika
  • Univadis
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À retenir

  • L’antibiothérapie administrée 1 mois avant, mais pas en concomitance de l’inhibition de point de contrôle immunitaire (IPCI) a été associée à une SG plus courte et à un plus haut risque de réaction réfractaire primaire à l’IPCI chez les patients, quel que soit le type de tumeur. 

Pourquoi est-ce important ?

  • La dysbiose intestinale induite par les antibiotiques pourrait être un marqueur pronostique éventuel, un moteur actionnable de la réponse immunitaire antitumorale.
  •   Cela soulève la question de savoir si les cliniciens doivent ré-établir un microbiome intestinal sain avant l’IPCI.
  • Le moment d’administration de l’antibiothérapie serait crucial pour son effet sur l’IPCI.

Protocole de l’étude

  • Étude observationnelle ayant sauvegardé de manière prospective des ensembles de données provenant de 196 patients présentant un CPNPC, un mélanome et d’autres histotypes, traités par IPCI.
  • Documentation du moment et de la durée de l’antibiothérapie (ATB) administrée dans les ~30 jours précédant l’IPCI (pATB) ou en concomitance (cATB) jusqu’à l’arrêt de l’IPCI.
  • Évaluation de la SG et de la réponse.

Principaux résultats

  •   La pATB était associée à la pire SG (P 
    • SG avec pATB : 2 mois.
    • SG sans pATB : 26 mois.
  • Aucune association entre la cATB et la SG n’a été observée (P = 0,76).
  • La pATB était associée à un plus grand risque de progression de la maladie primaire (PM, P 
    • PM avec pATB: 81 %.
    • PM sans pATB : 44 %.

Limites

  • Étude rétrospective.
  • Il n’est pas clair si l’utilisation d’antibiotiques peut remplacer d’autres facteurs liés aux patients à risque défavorable ou si les résultats sont indépendants des autres biomarqueurs (tels qu’IFNγet PD-L1).  
  • Il est possible que l’ATB administrée