ASCO-SITC 2019—L’administration moins fréquente de nivolumab s’avère sûre et efficace dans le cadre du CPNPC avancé


  • Melissa Pandika
  • Univadis
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À retenir

  • L’administration de 480 mg de nivolumab toutes les 4 semaines a démontré une efficacité et une sécurité d’emploi similaires à l’administration de 240 mg toutes les 2 semaines, chez les patients atteints d’un CPNPC avancé, avec une maladie contrôlée, préalablement traités par nivolumab pendant 12 mois ou moins.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats appuient une administration de nivolumab toutes les quatre semaines, car cette alternative est plus pratique pour ces patients.

Protocole de l’étude

  • L’essai de phase IIIb/IV CheckMate 384 a affecté de manière aléatoire selon un rapport de 1:1 des patients atteints d’un CPNPC avancé, préalablement traités par nivolumab pendant 12 mois ou moins, pour recevoir 480 mg de nivolumab toutes les 4 semaines ou 240 mg de nivolumab toutes les 2 semaines, après au moins 2 évaluations consécutives indiquant une réponse complète/partielle ou une maladie stable, et ce pendant un maximum de 2 ans, jusqu’à la survenue d’une progression de la maladie/toxicité inacceptable.
  • Critères d’évaluation co-principaux : taux de SSP à 6 et 12 mois après la randomisation.
  • Financement : Bristol-Myers Squibb.

Principaux résultats

  • 329 patients étaient inclus au 3 avril 2018. 
  • Suivi médian :
    • 480 mg toutes les 4 semaines : 9,4 mois ;
    • 240 mg toutes les 2 semaines : 10,2 mois.
  • Taux de SSP à six mois après la randomisation :
    • 480 mg toutes les 4 semaines : 75 % des patients ;
    • 240 mg toutes les 2 semaines : 80 % des patients.
  • Événements indésirables liés au traitement de tout grade :
    • 480 mg toutes les 4 semaines : 48 % des patients ;
    • 240 mg toutes les 2 semaines : 61 % des patients.  

Limites

  • Cet essai était censé évaluer la non-infériorité, mais l’évolution du traitement de première intention du CPNPC a entraîné une réduction de la taille de l’échantillon, et de ce fait une puissance statistique insuffisante pour confirmer la non-infériorité.
  • Suivi à court terme : 60 % des patients ont atteint les 12 mois de suivi.