ASCO-GU 2020 — L’association enfortumab védotine et pembrolizumab se montre prometteuse dans le cadre du cancer de la vessie


  • Deepa Koli
  • Univadis
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À retenir

  • Un traitement de première intention à base d’enfortumab védotine et de pembrolizumab démontre une activité prometteuse chez les patients atteints d’un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique qui ne peuvent pas recevoir de cisplatine.
  • Un taux de réponse élevé a été rapporté, indépendamment du statut du ligand 1 de mort cellulaire programmée (Programmed Cell Death Ligand 1, PD-L1).

Pourquoi est-ce important ?

  • L’association gemcitabine et carboplatine, qui constitue le traitement de référence chez ces patients, a un faible taux de réponse.
  • Ces résultats nécessitent une validation prospective dans le cadre d’études de grande envergure.

Protocole de l’étude

  • Il s’agit des données de durabilité provenant des cohortes d’augmentation et d’expansion de la dose de l’essai EV-103.
  • Au total, 45 patients ne pouvant pas recevoir de cisplatine, naïfs de traitement et atteints d’un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique (âge médian : 69 ans ; 80 % d’hommes) ont reçu l’association enfortumab védotine et pembrolizumab.
  • Critère d’évaluation principal : sécurité d’emploi/tolérance ; les critères d’évaluation secondaires comprenaient la détermination de la dose recommandée d’EV, le TRO, le TCM, la DR/SSP (selon les critères RECIST v1.1) et la SG
  • Financement : Seattle Genetics, Inc.

Principaux résultats

  • 91 % des patients présentaient une maladie viscérale.
  • La durée médiane de suivi était de 10,4 mois.
  • La DR médiane n’a pas été atteinte.
  • Le TRO confirmé était de 73,3 %, dont 15,6 % de réponses complètes et 57,8 % de réponses partielles.
  • Chez les patients pour lesquels le statut de PD-L1 était disponible, le TRO était de 78,6 % en cas de forte expression de PD-L1 et de 63,2 % en cas de faible expression de PD-L1. 
  • La SSP médiane était de 12,3 mois (IC à 95 % : 7,98–non atteinte).
  • La SG médiane n’a pas été atteinte, et le taux de SG à 12 mois était de 81,6 %.
  • Aucun nouveau signe d’alerte concernant la sécurité d’emploi n’a été rapporté.
  • Les événements indésirables liés au traitement les plus fréquents étaient la fatigue, l’alopécie et la neuropathie périphérique sensitive.
  • Le taux d’événements indésirables graves était de 16 %, 1 décès lié au traitement a été observé.

Limites

  • Étude de petite envergure.