ASCO-GU 2020 — Cancer de la prostate métastatique : le sous-type prédit le bénéfice de survie associé au docétaxel


  • Pavankumar Kamat
  • Univadis
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À retenir

  • Le bénéfice de survie associé à l’ajout de docétaxel à un traitement par privation androgénique (TPA) dépend du sous-type moléculaire du cancer de la prostate métastatique hormonosensible.  

Pourquoi est-ce important ?

  • Il est nécessaire d’identifier et de mieux comprendre quels patients sont susceptibles de retirer un bénéfice de l’ajout d’une chimiothérapie initiale, comparativement à une hormonothérapie seule, afin de pouvoir sélectionner le traitement optimal.

Protocole de l’étude

  • Une analyse de corrélation a été réalisée à partir du profilage de l’expression génique (PEG) de l’essai de phase III CHAARTED, qui a comparé l’association TPA et docétaxel au TPA seul chez des patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique et hormonosensible nouvellement diagnostiqué (n = 790). 
  • Financement : Decipher Biosciences et les Instituts nationaux américains de la santé (US National Institutes of Health).

Principaux résultats

  • Un PEG a été réalisé avec succès chez 160 des 198 patients pour lesquels des échantillons étaient disponibles ; 50 % présentaient le sous-type luminal B, 48 % avaient le sous-type basal et 2 % le sous-type luminal A.
  • Chez les patients recevant un TPA seul, ceux présentant le sous-type luminal B ont obtenu une SG moins favorable que ceux qui avaient le sous-type basal (rapport de risque [RR] : 1,75 ; P = 0,052). 
  • Chez les patients recevant l’association TPA et docétaxel, aucune différence significative n’a été observée au niveau de la SG, selon le sous-type (RR : 0,92 ; P = 0,14).
  • L’ajout de docétaxel a prolongé de manière significative la SG médiane chez les patients présentant le sous-type luminal B (52,1 mois contre 29,8 mois), mais pas chez ceux qui avaient le sous-type basal (49,2 mois contre 47,1 mois). 
  • L’ajout de docétaxel a prolongé de manière significative le délai médian jusqu’à un cancer de la prostate résistant à la castration, quel que soit le sous-type (luminal B : 16,9 mois contre 8,0 mois ; basal : 17,7 mois contre 6,4 mois).

Limites

  • Les prédictions relatives au traitement sont également susceptibles d’être influencées par des biomarqueurs n’ayant pas encore été identifiés.

Commentaire d’expert
Le Dr Dana E. Rathkopf, docteur en médecine, au Centre de cancérologie Memorial Sloan Kettering (Memorial Sloan Kettering Cancer Center) à New York, a déclaré : « Pris dans leur ensemble, ces résultats identifient le sous-type luminal B comme étant un biomarqueur prédictif de la réponse au docétaxel chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate métastatique hormonosensible. »