ASCO-GU 2020 — Cancer de la prostate localisé : des données à long terme appuient l’utilisation de la radiothérapie hypofractionnée


  • Deepa Koli
  • Univadis
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À retenir

  • Le suivi à 8 ans de l’essai CHHiP confirme la non-infériorité du schéma de radiothérapie hypofractionnée de 60 Gy, comparativement à la dose conventionnelle, chez des patients atteints d’un cancer de la prostate (CaP) localisé sans atteinte ganglionnaire.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats appuient l’utilisation continue de 60 Gy/20 f comme traitement recommandé pour les hommes atteints d’un CaP localisé.

Protocole de l’étude

  • Essai CHHiP : 3 216 hommes atteints d’un cancer de la prostate de stade T1b–T3a sans atteinte ganglionnaire ont été affectés de manière aléatoire selon un rapport de 1:1:1 pour recevoir un schéma conventionnel (74 Gy/37 fractions), un schéma hypofractionné de 60 Gy en 20 fractions, ou un schéma hypofractionné de 57 Gy en 19 fractions.
  • Critère de non-infériorité : limite supérieure de l’intervalle de confiance inférieur à 1,208.
  • Financement : Centre de recherche sur le cancer du Royaume-Uni (Cancer Research UK) ; autres.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 9,2 ans.
  • Taux de survie sans échec biochimique ou clinique à 8 ans :
    • 74 Gy : 80,6 % ;
    • 60 Gy : 83,7 % ; 
    • 57 Gy : 78,5 %.
  • Le schéma thérapeutique de 60 Gy était non inférieur au schéma conventionnel de 74 Gy (rapport de risque [RR] : 0,84 ; IC à 90 % : 0,71–0,99).
  • La non-infériorité n’a pas pu être confirmée pour la dose de 57 Gy (RR : 1,17 ; IC à 90 % : 1,00–1,37). 
  • Taux de toxicité à 5 ans dans les groupes 74 Gy, 60 Gy et 57 Gy :
    • 1,6 %, 2,0 % et 1,9 %, respectivement, au niveau de l’intestin ;
    • et 1,9 %, 1,5 % et 1,9 %, respectivement, au niveau de la vessie.

Commentaire d’expert

Le Dr Paul L. Nguyen, docteur en médecine à l’Institut de cancérologie Dana-Farber (Dana-Farber Cancer Institute) de Boston, a déclaré : « Il est très rassurant de voir que les résultats initiaux présentés il y a plusieurs années par les investigateurs se sont maintenus à long terme. C’est une très bonne nouvelle de savoir que nous pouvons utiliser ce traitement chez des patients de tout âge et que cela fonctionne bien. »