ASCO-GI 2020 — Les disparités au niveau de la survie liée au CCR sont associées au revenu, au niveau d’éducation et aux conditions de vie


  • Ben Gallarda
  • Univadis
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À retenir

  • Le risque de décès du cancer colorectal (CCR) est plus élevé chez les jeunes patients adultes qui vivent dans des régions à faible revenu et dans des régions urbaines ou rurales, comparativement à ceux vivant dans des régions à revenu plus élevé ou des régions métropolitaines.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’incidence du CCR a augmenté de 51 % chez les personnes âgées de 50 ans et moins depuis 1994 ; l’augmentation la plus importante a été observée dans la tranche d’âge des 20–29 ans.

Protocole de l’étude

  • Les données concernant la période 2004–2016, issues de la base de données nationale américaine du cancer (National Cancer Database), comprenaient 26 768 patients âgés de 40 ans ou moins et ayant reçu un diagnostic de CCR.
  • Le statut urbain, rural ou métropolitain était disponible pour 25 861 patients, et le revenu et le niveau d’éducation étaient disponibles pour 7 743 patients.
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Le risque de décès était plus élevé pour les comparaisons suivantes, après une correction pour prendre en compte l’origine ethnique, le statut d’assurance, le stade T/N et le score de comorbidité :
    • Un faible revenu (moins de 38 000 USD par an) et un faible niveau d’éducation (taux d’obtention du diplôme d’enseignement secondaire inférieur à 79 %), comparativement à un revenu élevé (plus de 68 000 USD par an) et à un haut niveau d’éducation (taux d’obtention du diplôme d’enseignement secondaire supérieur à 93 %) : rapport de risque (RR) de 1,24 (IC à 95 % : 1,1–1,44).
    • Résider dans des zones urbaines ou rurales, comparativement à des zones métropolitaines : RR de 1,10 (IC à 95 % : 1,01–1,20).
  • Dans le cadre du CCR de stade IV, la survie globale (SG) médiane pour les patients issus de populations à revenu élevé était de 2,17 ans, contre 1,72 an pour les patients issus de populations à faible revenu.

Limites

  • Étude de cohorte rétrospective.

Commentaire d’expert

Le Dr Ashley Matusz-Fisher, MD, de l’Institut du cancer de Levine (Levine Cancer Institute) de Charlotte, en Caroline du Nord, auteur principal de l’étude, a déclaré : « Pour essayer de gommer ces disparités, la première étape consiste à reconnaître que ces disparités existent — c’est ce que nous sommes en train de faire —, puis à sensibiliser les gens à ces disparités. Des efforts supplémentaires sont nécessaires afin d’améliorer l’accès aux soins et d’éliminer les obstacles à ceux-ci, avec l’espoir de gommer les disparités et d’atteindre l’équité sanitaire. »