ASCO-GI 2020 — Décodage de l’incidence élevée du cancer colorectal chez les patients jeunes


  • Deepa Koli
  • Univadis
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À retenir

  • Un profilage bactérien intratumoral a détecté un pourcentage plus élevé de Moraxella osloensis chez les patients plus âgés atteints d’un cancer colorectal (CCR), comparativement aux patients plus jeunes.
  • Le taux de Fusobacterium nucleatum et le nombre moyen d’espèces étaient plus élevés chez les patients plus jeunes, mais pas de manière statistiquement significative.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le profilage du microbiome intratumoral peut potentiellement identifier les individus plus jeunes présentant un risque de CCR.

Protocole de l’étude

  • L’étude a comparé le microbiome intratumoral de 31 patients atteints d’un CCR, âgés de moins de 45 ans (n = 18) ou de plus de 65 ans (n = 13).
  • L’ADN a été extrait des tumeurs et analysé à l’aide du séquençage du gène ribosomique 16S.
  • Financement : Alliance pour la lutte contre le cancer colorectal (Colorectal Cancer Alliance) ; autres.

Principaux résultats

  • L’âge médian des patients plus jeunes était de 39,2 ans, et celui des patients plus âgés était de 72,8 ans.
  • Au total, 478 espèces bactériennes et fongiques uniques ont été identifiées. 
  • Aucune différence significative n’a été observée au niveau du taux de tumeurs positives à F. nucleatum chez les patients plus jeunes, par rapport aux patients plus âgés (28 % contre 23 %).
  • Le taux de tumeurs positives à M. osloensis était significativement plus faible chez les patients plus jeunes (11 % contre 46 % ; P = 0,043).
  • Aucune différence significative n’a été observée au niveau de la diversité du microbiome chez les patients plus jeunes, par rapport aux patients plus âgés (nombre moyen d’espèces : 46 contre 42).

Limites            

  • Échantillon de petite taille.

Commentaire d’expert

L’investigateur de l’étude, BA Weinberg, a déclaré : « Si nous parvenions à identifier le microbiome fécal à risque élevé, par exemple en comparant la composition bactérienne des selles et de la tumeur, cela pourrait nous aider à identifier les personnes présentant un risque élevé de développer un cancer colorectal. »