ASCO-GI 2019—Supériorité de la CTNA sur la chirurgie initiale pour l’ACP dans un essai de phase II/III


  • Melissa Pandika
  • Univadis
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À retenir

  • La chimiothérapie néoadjuvante avec gemcitabine et S-1 (CTNA-GS) a entraîné une SG plus longue que la chirurgie initiale (Ch-I) pour l’adénocarcinome pancréatique (ACP) résécable.

Pourquoi est-ce important ?

  • Dans l’ACP résécable, le traitement de référence est la chirurgie initiale, suivie d’une chimiothérapie adjuvante, mais ce traitement a un bénéfice limité en matière de survie.
  • Il s’agit de la première étude à montrer la valeur de la CTNA dans l’ACP résécable.

Protocole de l’étude

  • Essai de phase II/III Prep-02/JSAP-05 randomisé, multicentrique.
  • Essai de phase II :
    • 364 patients atteints d’un ACP résécable ont été répartis de manière aléatoire selon un ratio 1:1 dans le bras CTNA-GS (1 g/m2 de gemcitabine aux jours 1 et 8, 40 mg/m2 de S-1 deux fois par jour aux jours 1 et 14) ou dans le bras Ch-I.
    • Les deux bras ont reçu S-1 pendant 6 mois pour les patients subissant une résection curative et présentant un rétablissement complet dans les 10 semaines suivant l’intervention.
    • Le critère d’évaluation principal était le taux de résection.
  • Essai de phase III :
    • si le taux de résection était suffisant, évaluation de la SG comme critère principal.

Principaux résultats

  • 362 patients évaluables (182 dans le bras CTNA-GS, 180 dans le bras Ch-I).
  • Essai de phase II :
    • le taux de résection était de 93 % dans le bras CTNA-GS et de 82 % dans le bras Ch-I.
  • Essai de phase III :
    • la SG médiane était de 36,72 mois dans le bras CTNA-GS et de 26,65 mois dans le bras Ch-I (RR, 0,72 ; P=0,015).

Limites

  • Le schéma CTNA-GS était uniquement appliqué au Japon et dans d’autres régions d’Asie, ce qui rend peu probable une modification de la pratique aux États-Unis et en Europe.
  • Une clarification de certaines données pourrait être nécessaire, comme la SSP, l’intensité de la dose de chimiothérapie et le nombre de patients ayant reçu une chimiothérapie supplémentaire au moment de la récidive. 

Commentaires des experts

  • « Je pense que ce résultat offre une nouvelle option viable au Japon pour les patients atteints d’un cancer du pancréas.  Cependant, les résultats doivent également être interprétés avec prudence, » affirme le Dr Andrew X. Zhu (MD, PhD), professeur de médecine à la faculté de médecine de Harvard et directeur de la recherche sur le cancer du foie au Centre anti-cancer du Massachusetts General Hospital, qui n’a pas participé à l’essai.