ASCO-GI 2019—L’immunothérapie périopératoire est sûre dans le cadre du CHC résécable


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À retenir

  • Dans le cadre d’un essai de phase II, l’immunothérapie périopératoire était sûre et a permis l’obtention d’une réponse complète pathologique (RCp) chez 37,5 % des patients atteints d’un carcinome hépatocellulaire (CHC) résécable, validant ainsi son utilisation comme traitement périopératoire dans cette population de patients.

Pourquoi est-ce important ?

  • Dans le cadre du CHC, la résection chirurgicale est associée à un taux élevé de récidive.
  • Il n’existe actuellement aucun traitement adjuvant ou néoadjuvant efficace du CHC.

Protocole de l’étude

  • Essai de phase II randomisé, monocentrique et mené en ouvert.
  • Neuf patients ont reçu soit du nivolumab (240 mg toutes les 2 semaines pendant 6 semaines) soit du nivolumab + ipilimumab (1 mg/kg toutes les 6 semaines).
  • Les patients ont fait l’objet d’une résection chirurgicale dans les quatre semaines suivant le dernier cycle de traitement et ont poursuivi l’immunothérapie pendant une période allant jusqu’à deux ans après la résection.
  • Les critères d’évaluation principaux étaient la sécurité d’emploi et la tolérance.

Principaux résultats

  • Cinq patients dans le bras du nivolumab et trois patients dans le bras de l’association nivolumab + ipilimumab étaient évaluables.
  • Trois patients (37,5 %) ont obtenu une RCp (deux dans le bras du nivolumab, un dans le bras de l’association nivolumab + ipilimumab).
  • La RCp était associée à une augmentation significative de deux agrégats de lymphocytes T CD8+, ainsi que du rapport Teff/Treg. 
  • Le traitement était sûr et n’a pas retardé la résection. 

Limites

  • Essai pilote, toujours en cours.