ASCO 2021 — L’olaparib adjuvant pourrait être une nouvelle option dans le cadre du cancer du sein précoce avec mutations germinales de BRCA1/2

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À retenir

  • L’olaparib adjuvant améliore la survie sans maladie (SSM), chez des patientes atteintes d’un cancer du sein précoce (CSP) à haut risque avec mutations germinales de BRCA (germline BRCA-mutated, gBRCAm) et à récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2, HER2) négatif, après un traitement local primaire et une chimiothérapie (néo)adjuvante ([CT(N)A]).
  • Le dépistage des mutations gBRCA peut influencer le traitement systémique du CSP.

Pourquoi est-ce important ?

  • Malgré les traitements primaires et la CTA/CTNA, les taux de récidive demeurent élevés chez certaines patientes.
  • De nouveaux traitements adjuvants sont nécessaires.

Méthodologie

  • OlympiA est une étude de phase III randomisée en double aveugle.
  • 1 836 patientes atteintes d’un CSP HER2- à haut risque avec gBRCAm, ayant reçu un traitement local primaire et une CTA/CTNA, ont été incluses.
  • Les patientes ont été affectées de manière aléatoire selon un rapport de 1:1 pour recevoir de l’olaparib ou un placebo. Le traitement a été administré par voie orale, sous la forme de comprimés, deux fois par jour pendant un an.
  • Le critère d’évaluation principal était la SSM invasive (SSMI).
  • Les critères d’évaluation secondaires comprenaient la SSM à distance (SSMD), la survie globale (SG), la qualité de vie (QdV) liée à la santé, et la sécurité d’emploi.
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute) ; AstraZeneca.

Principaux résultats

  • Une analyse intermédiaire préspécifiée guidée par les événements a été réalisée ; la durée médiane du suivi était de 2,5 ans.
  • La SSMI à 3 ans était de 85,9 % et de 77,1 % avec l’olaparib et le placebo, respectivement (rapport de risque [RR] : 0,58 ; P < 0,0001).
  • La SSMD à 3 ans était de 87,5 % et de 80,4 % avec l’olaparib et le placebo, respectivement (RR : 0,57 ; P < 0,0001).
  • Bien qu’immatures, les données de SG suggèrent un bénéfice avec l’olaparib.
  • Les effets secondaires étaient limités, gérables et cohérents avec le profil de sécurité d’emploi de l’olaparib.
  • Les effets sur la QdV globale rapportée par les patients étaient limités.

Commentaire d’expert

« Ces résultats sont très importants, car environ 5 % de tous les cas de cancers du sein sont associés à des mutations gBRCA1/2 et certains de ces cancers sont, en effet, agressifs. Je pense que ces résultats soulignent davantage l’importance des tests génétiques chez les patientes adaptées. Ils pourraient même ouvrir la voie à d’autres essais sur les inhibiteurs adjuvants de la poly(ADP-ribose) polymérase (PARP) pour d’autres cancers associés à BRCA1/2 », a souligné Lori J. Pierce, radio-oncologue à l’Université du Michigan (University of Michigan) et présidente de la Société américaine d’oncologie clinique (American Society of Clinical Oncology, ASCO).