ASCO 2020 — Lymphome de Hodgkin R/R : le pembrolizumab se montre supérieur au brentuximab en termes de SSP dans le cadre d’un essai de phase III


  • Deepa Koli
  • Oncology Conference reports
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’un lymphome de Hodgkin classique en rechute ou réfractaire, le pembrolizumab a permis d’obtenir une amélioration significative de la survie sans progression (SSP), comparativement au brentuximab védotine, dans l’ensemble des sous-groupes. 

Pourquoi est-ce important ?

  • Le pembrolizumab peut devenir le nouveau traitement de référence chez ces patients.

Protocole de l’étude

  • L’essai de phase III KEYNOTE-204 a été mené :
  • 304 patients atteints d’un lymphome de Hodgkin classique en rechute/réfractaire ont été affectés de manière aléatoire pour recevoir du pembrolizumab ou du brentuximab védotine.
  • Financement : Merck Sharp & Dohme Corp., une filiale de Merck & Co., Inc., Kenilworth, NJ, États-Unis.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 24,7 mois.
  • Le pembrolizumab a permis d’obtenir une amélioration significative de la SSP primaire, comparativement au brentuximab védotine (médiane : 13,2 mois, contre 8,3 mois ; rapport de risque [RR] : 0,65 ; P = 0,00271). 
    • Les taux de SSP à 12 mois étaient de 53,9 % et 35,6 %, respectivement.
  • Un bénéfice de SSP a été observé dans tous les sous-groupes :
    • les patients n’ayant pas reçu d’autogreffe de cellules souches (RR : 0,61) ;
    • les patients présentant une maladie primitive réfractaire (RR : 0,52) ;
    • les patients ayant reçu du brentuximab au préalable (RR : 0,34) ; et
    • les patients naïfs de brentuximab (RR : 0,67).
  • Une amélioration significative de la SSP secondaire a été observée avec le pembrolizumab (médiane : 12,6 mois, contre 8,2 mois ; RR : 0,62 ; IC à 95 % : 0,46–0,85).
  • Dans le groupe pembrolizumab, comparativement au groupe brentuximab védotine :
    • Le taux de réponse objective était de 65,6 %, contre 54,2 %.
    • La durée de réponse médiane était de 20,7 mois, contre 13,8 mois.
    • Le taux d’événements indésirables liés au traitement (EIT) de grades 3–5 était de 19,6 %, contre 25,0 %.
  • Un décès a été rapporté en raison d’un EIT dans le groupe pembrolizumab.
  • La pneumopathie inflammatoire était plus fréquente avec le pembrolizumab.

Limites

  • Essai en ouvert.