ASCO 2020 — Le pembrolizumab offre une promesse sans précédent dans le cadre d’un sous-type de CCR métastatique


  • Jim Kling
  • Oncology Conference reports
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À retenir

  • Le traitement par pembrolizumab a permis d’obtenir une amélioration de la survie sans progression (SSP), comparativement à la chimiothérapie, dans le cadre du cancer colorectal métastatique (CCRm) avec une instabilité microsatellitaire élevée/déficience du système de réparation des mésappariements (Microsatellite Instability-High/Mismatch Repair-Deficient, MSI-H/dMMR).

Pourquoi est-ce important ?

  • L’amélioration de la SSP, environ deux fois plus importante, est supérieure à toutes les améliorations observées avec les traitements antérieurs du CCRm.
  • Environ 5 % des patients atteints d’un CCRm présentent une MSI-H/dMMR.

Protocole de l’étude

  • 307 patients atteints d’un CCRm MSI-H/dMMR présentant un score d’état général satisfaisant ont été affectés de manière aléatoire pour recevoir jusqu’à 35 cycles de pembrolizumab (200 mg toutes les 3 semaines) ou de chimiothérapie à la discrétion de l’investigateur, notamment le schéma FOLFOX modifié (5-fluorouracile, leucovorine, oxaliplatine) avec ou sans bévacizumab ou cétuximab, ou le schéma FOLFIRI (leucovorine, fluorouracile, irinotécan) avec ou sans bévacizumab ou cétuximab (KEYNOTE-177).
  • Financement : MSD.

Principaux résultats

  • Le groupe pembrolizumab, comparativement au groupe chimiothérapie, a obtenu une SSP médiane plus longue (16,5 mois, contre 8,2 mois ; rapport de risque [RR] : 0,60 ; P = 0,0002) et un taux plus élevé de SSP à 12 mois (55 % contre 37 %) et à 24 mois (48 % contre 19 %).
  • Le groupe pembrolizumab a présenté un taux de réponse globale plus élevé (43,8 % ; 11,1 % de réponses complètes et 32,7 % de réponses partielles) que le groupe chimiothérapie (33,1 % ; 3,9 % de réponses complètes et 29,2 % de réponses partielles).
  • Le taux de maladie stable était plus faible dans le groupe pembrolizumab (20,9 % contre 42,2 %).
  • 29,4 % des patients du groupe pembrolizumab ont présenté une progression de la maladie, contre 12,3 % des patients du groupe chimiothérapie.
  • À 2 ans, le taux de réponse continue était de 83 % dans le groupe pembrolizumab, contre 35 % dans le groupe chimiothérapie.
  • Événements indésirables dans le groupe pembrolizumab, comparativement au groupe chimiothérapie :
    • Événements indésirables de grade supérieur ou égal à 3 liés au traitement : 22 %, contre 66 %.
    • Événements indésirables à médiation immunitaire et réactions à la perfusion : 31 %, contre 13 %.

Limites

  • Le bras comparateur actif avec traitement de référence comprenait six options de traitement différentes.

Commentaire d’expert

  • « Je pense que cet essai a établi un nouveau traitement de référence », a déclaré Michael J. Overman, MD au Centre de cancérologie MD Anderson de l’Université du Texas (University of Texas MD Anderson Cancer Center), à Houston, qui était invité à participer à une discussion lors de la présentation de l’étude.
  • « Le seul domaine dans lequel je pense qu’il reste des questions autour du pembrolizumab concerne le groupe de patients pour lesquels le futur proche est la priorité, ces patients qui présentent tellement de symptômes et un fardeau de la maladie tellement important que la vision à court terme est prioritaire », a déclaré le Dr Overman. Pour ce groupe de patients, il a déclaré qu’il pourrait être préférable d’associer la chimiothérapie ou le pembrolizumab à une autre immunothérapie, comme l’ipilimumab.