ASCO 2020 — Cancer de l’ovaire : un traitement d’entretien par olaparib prolonge la SG de plus d’un an et établit un nouveau standard


  • Miriam Davis, PhD
  • Oncology Conference reports
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À retenir

  • Les résultats finaux montrent qu’un traitement d’entretien par olaparib, un inhibiteur de la poly(ADP-ribose) polymérase (PARP), prolonge la survie globale (SG) de près de 13 mois, chez les femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire en rechute sensible au platine avec une mutation de BRCA.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il s’agit du premier essai randomisé de phase III à rendre compte de la SG avec un traitement d’entretien par inhibiteur de la PARP, dans le cadre du cancer de l’ovaire.
  • Les résultats suggèrent que le traitement d’entretien par olaparib s’établit comme un nouveau traitement de référence.

Protocole de l’étude

  • Il s’agit des résultats de SG finaux de l’essai contrôlé randomisé SOLO2, comparant l’olaparib (300 mg 2 fois par jour ; n = 196) à un placebo (n = 99).
  • Financement : AstraZeneca et MSD.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane dans les 2 groupes était de 65 mois.
  • L’olaparib a prolongé la SG médiane de 12,9 mois, comparativement au placebo : 51,7 mois avec l’olaparib, contre 38,8 mois avec le placebo (rapport de risque [RR] : 0,74 ; IC à 95 % : 0,54–1,00).
  • À 5 ans, 42,1 % des patientes recevant de l’olaparib étaient en vie, contre 33,2 % des patientes recevant le placebo.
  • Aucun nouvel événement indésirable (EI) n’a été détecté.
  • Les EI les plus fréquents étaient les nausées, la fatigue/l’asthénie et l’anémie.
  • Des EI entraînant des interruptions de dose sont survenus chez 50 % des patientes du groupe olaparib, contre 19 % des patientes du groupe placebo. Des EI entraînant des réductions de dose sont survenus chez 28 % des patientes du groupe olaparib, contre 3 % des patientes du groupe placebo.

Commentaire d’expert

  • Konstantin Zakashansky, du centre médical Mount Sinai West à New York, qui n’a pas participé à cette étude, a déclaré que ces résultats représentaient « la plus grande amélioration en termes de survie globale, parmi tous les essais portant sur le cancer de l’ovaire récidivant menés à ce jour », et que ces nouvelles données confirmaient que l’olaparib « devrait constituer le traitement d’entretien de référence des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire en rechute associé à BRCA ayant répondu à une chimiothérapie à base de platine ».