ASCO 2019 — Le pembrolizumab quadruple la survie à 5 ans chez des patients atteints d’un CBNPC avec une expression élevée de PD-L1 préalablement non traités


  • Debra Gordon
  • Oncology Conference reports
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Les résultats à 5 ans de l’étude initiale de phase Ib sur le pembrolizumab démontrent une SG à 5 ans de 3 à 4 fois plus longue, par rapport au taux avant l’immunothérapie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le pronostic pour les patients atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) métastatique est généralement défavorable, moins de 6 % des patients étant encore en vie 5 ans après le diagnostic.

Protocole de l’étude

  • Des patients atteints d’un CBNPC localement avancé/métastatique ont été inclus.
  • Une analyse tumorale de l’expression de PD-L1 a été effectuée.
  • Les patients ont reçu du pembrolizumab à raison de 2 mg/kg toutes les 3 semaines ou de 10 mg/kg toutes les 2 ou 3 semaines.
  • Critère principal d’évaluation de l’efficacité : le taux de réponse objective (TRO).
  • Critère d’évaluation secondaire : la SG.
  • Financement : Merck & Co., Inc., Kenilworth, NJ, États-Unis.

Principaux résultats

  • Le pembrolizumab a quadruplé les taux de survie à 5 ans, par rapport à la période précédant l’immunothérapie, lorsqu’il était administré comme traitement initial (23,2 % contre 5,5 %), et a triplé le taux de survie chez les patients ayant reçu des traitements antérieurs (15 %).
  • Des taux plus élevés d’expression de PD-L1 ont prédit la survie la plus longue.
  • La durée de réponse médiane était de 16,8 mois chez les participants ayant déjà été traités, et de 38,9 mois chez les patients préalablement non traités.

Limites

  • Aucune limite indiquée.

Commentaires des experts

  • « Au cours des dernières années, nous voyions une personne atteinte d’un CBNPC métastatique et devions décrire une situation plutôt sombre », a déclaré le Dr David Graham, MD, de l’Institut universitaire du cancer Levine (Levine Cancer Institute-University) à Charlotte, en Caroline du Nord, qui n’a pas participé à l’étude. « Aujourd’hui, au moins une personne sur quatre sera en vie d’ici cinq ans. Cela change complètement notre état d’esprit dans le cadre du traitement des patients. »