ASCO 2019 — La lurbinectedine démontre un bénéfice dans le traitement du CBPC en deuxième ligne


  • Hao Cheng, MD
  • Oncology Conference reports
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À retenir

  • La lurbinectedine, un inhibiteur de transcription, est apparue comme une nouvelle alternative de traitement potentielle dans le cancer bronchique à petites cellules (CBPC) en deuxième ligne.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le topotécan est le seul agent de deuxième ligne actuellement approuvé et n’apporte qu’un bénéfice clinique modeste, avec une toxicité hématologique significative.
  • La lurbinectedine inhibe la transcription activée et induit des ruptures de double brin d’ADN, ce qui entraîne une apoptose. Une étude antérieure a montré une activité antitumorale dans le CBPC en association avec la doxorubicine.

Protocole de l’étude

  • Essai de phase 2 multicentrique, à groupe unique, portant sur 105 patients ayant reçu 1 ligne de chimiothérapie antérieure ; tous ont reçu la lurbinectedine à la dose de 3,2 mg/m2 par perfusion intraveineuse de 1 heure le jour 1 de chaque cycle de 21 jours.
  • Le critère d’évaluation principal était le taux de réponse globale (TRG) confirmé selon les critères RECIST v1.1. Le TRG cible était ≥ 30 %.

Principaux résultats

  • Chez l’ensemble des patients :
    • Le TRG était de 35,2 %, au-dessus de la cible de l’étude.
    • La SSP médiane était de 3,9 mois.
    • La SG médiane était de 9,3 mois.
  • L’activité antitumorale était notable dans la maladie sensible (intervalle sans chimiothérapie, >90 jours : TRG, 45,0 %) et maladie résistante (intervalle sans chimiothérapie, >90 jours : TRG : 22,2 %).
  • Durée de réponse médiane : 6,2 mois dans la maladie sensible, 4,7 mois dans la maladie résistante.
  • SG médiane : 15,2 mois dans la maladie sensible, 5,1 mois dans la maladie résistante.
  • Les événements indésirables les plus fréquemment associés sont : neutropénie (grade 1-2 : 5,7 % ; grade 3-4 : 22,9 %), nausées (grade 1-2, 32,4 %), vomissements (grade 1-2 : 18,1 %) et fatigue (grade 1-2 : 54,1 % ; grade 3-4 : 6,7 %).

Limites

  • Protocole de l’étude à groupe unique.