ASCO 2018—L'association lénalidomide plus rituximab peut constituer l'option de première ligne pour le lymphome folliculaire non traité


  • Brian Hoyle
  • Oncology Conference reports
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À retenir

  • Une immunothérapie d'association à base de lénalidomide et de rituximab est non inférieure au rituximab et à la chimiothérapie en cas de lymphome folliculaire non traité antérieurement, et constitue une option de première ligne potentielle.

Pourquoi est-ce important ?

  • La norme de soin actuelle pour le lymphome folliculaire non traité antérieurement est l'association rituximab + chimiothérapie, suivie d'un traitement d'entretien à base de rituximab.
  • Les rechutes répétées sont courantes.
  • Des résultats de phase 2 se sont avérés favorables pour un traitement d'immunomodulation associant le lénalidomide au rituximab.
  • L'étude RELEVANCE (NCT01476787) est la première étude randomisée de phase 3 comparant le traitement actuel au lénalidomide et au rituximab.

Méthodologie

  • 1200 patients atteints de lymphome folliculaire avancé non traité antérieurement ont été répartis dans le rapport 1:1 pour recevoir le traitement actuel (R-chimio ; n=513) ou 2 cycles de lénalidomide et de rituximab (R2 ; n=517), tous deux suivis d'un traitement d'entretien à base de rituximab.
  • Traitement de 120 semaines.
  • Critères d'évaluation co-primaires de supériorité : rémission complète (confirmée [CR] et non confirmée [CRu]) à 120 semaines, survie sans progression.
  • Financé par Celgene.

Principaux résultats

  • À 120 semaines, les rémissions CR/CRu étaient similaires : 48 % pour R2, 53 % pour R-chimio (P=0,13).
  • En outre, les traitements R2 et R-chimio étaient similaires concernant le taux de réponse globale (84 % vs 89 %).
  • Survie sans progression à 3 ans : 77 % pour le traitement R2, 78 % pour le traitement R-chimio (P=0,48).
  • Survie globale à 3 ans : 94 % pour les deux bras (données immatures).
  • Pas de différence de réponse/survie liée à l'âge, au sexe, au stade de la maladie, à la taille des ganglions, à la localisation anatomique.
  • Neutropénie fébrile plus fréquente pour le traitement R-chimio, événements cutanés plus fréquents pour le traitement R2.
  • Taux similaires d'abandon (31 % vs 29 %) et de progression de la maladie (13 % vs 14 %) pour les traitements R2 et R-chimio.

Commentaire d’expert

  • « Dans cette première comparaison randomisée de phase III entre un schéma de traitement sans chimiothérapie et un schéma standard à base de rituximab suivi d'une chimiothérapie, les résultats montrent que la nouvelle approche immunomodulatrice constitue une option de première ligne potentielle pour les patients atteints de lymphome folliculaire nécessitant un traitement, » indique l'orateur Nathan Fowler, MD, University of Texas MD Anderson Cancer Center.