APA 2019—La psilocybine contre l’alcoolisme ? Les résultats préliminaires d’un ECR suggèrent des avantages


  • Emily Willingham, PhD
  • Actualités des congrès
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À retenir 

  • Les premiers résultats de cet essai contrôlé et randomisé (ECR) sur la psilocybine en traitement de l’alcoolisme laissent penser que des « expériences riches en contenu mystique » pourraient réduire la consommation d’alcool et diminuer l’état de manque à l’alcool.

Pourquoi est-ce important ?

  • Plusieurs essais antérieurs ont révélé un effet bénéfique des psychédéliques dans le traitement de l’alcoolisme, comme l’ont montré certaines analyses récentes.
  • Les psychédéliques connaissent leur heure de gloire dans la culture populaire, en étant perçus comme une intervention médicale pour différentes affections.

Principaux résultats

  • 56 participants ont été regroupés en fonction de leur niveau -faible ou élevé- d’expériences mystiques sous psilocybine, d’après leur score au « Questionnaire sur l’expérience mystique » (Mystical Experience Questionnaire, MEQ).
  • Les groupes ne présentaient pas de différences à l’entrée dans l’essai en ce qui concerne le nombre de jours de consommation d’alcool (p = 0,56) et le nombre de verres par jour de consommation d’alcool (p = 0,87).
  • À la semaine 12 (après 2 séances sous psilocybine) :
    • Le pourcentage de jours de consommation d’alcool avait diminué chez les participants ayant un score MEQ élevé comparativement à ceux qui avaient un faible score MEQ : 18,73 + 6,17 contre 40,47 + 6,17 (p 
    • De même, les participants ayant un score MEQ élevé avaient consommé moins de verres d’alcool que ceux qui avaient un faible score MEQ : 2,63 + 1,05 contre 7,01 + 1,05 (p 
    • L’état de manque à l’alcool était également moins fréquent chez les participants qui avaient un score MEQ élevé : 8,43 +1,15 contre 13,86 + 1,15 (p 

Protocole de l’étude 

  • ECR multicentrique, en double aveugle, qui inclura en définitive 180 participants ayant une dépendance à l’alcool.
  • Les participants ont été randomisés pour recevoir soit de la psilocybine (25 mg/70 kg) soit de la diphénhydramine (50 mg) en 2 doses ; la dose était augmentée à la deuxième séance en fonction de la réponse à la première.
  • Critères d’évaluation : nombre de journées de forte consommation d’alcool.

Limites 

  • Résultats préliminaires, présentés lors d’une conférence sans examen par des pairs.