AOS : les conséquences cardiovasculaires sont plus graves pour les femmes

  • Kendzerska T & al.
  • Sleep Med
  • 11 sept. 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Les femmes atteintes d’une apnée obstructive du sommeil (AOS) sont plus susceptibles que les hommes de présenter un événement du critère composite cardiovasculaire (le décès toutes causes confondues ou l’hospitalisation pour un événement cardiaque).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les femmes présentant les facteurs de risque pour le sommeil identifiés ici pourraient nécessiter un monitorage cardiaque plus fréquent.

Protocole de l’étude

  • Une étude de cohorte historique de 10 149 patients atteints d’une AOS (1994–2010), dont 38 % étaient des femmes, a été menée.
  • Le critère d’évaluation principal était un critère composite regroupant un événement cardiovasculaire entraînant un décès ou une hospitalisation (un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral, une insuffisance cardiaque ou une fibrillation atriale), après une correction pour prendre en compte les facteurs de risque cardiaque.
  • Financement : ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario.

Principaux résultats

  • Sur un suivi médian de 9,3 ans, les femmes atteintes d’une AOS étaient plus susceptibles que les hommes de présenter l’un des événements du critère d’évaluation principal :
    • Femmes : rapport de cotes corrigé (RRc) pour l’intervalle interquartile (IIQ) de 1,30 (1,19–1,42).
    • Hommes : RRc pour l’IIQ de 1,13 (1,06–1,21 ; P d’interaction = 0,01).
  • Facteurs de risque des événements du critère d’évaluation principal :
    • Aucune différence n’a été constatée entre les hommes et les femmes concernant les résultats en matière de désaturation en oxygène et de fréquence cardiaque durant le sommeil.
    • La survenue d’un événement du critère d’évaluation principal était plus probable (rapports de risque [RR] ; IC à 95 %) chez les femmes (par rapport aux hommes), en présence :
      • d’une somnolence diurne (établie par le score de somnolence d’Epworth [Epworth Sleepiness Score]) : 1,23 (1,07–1,42) ;
      • d’une mauvaise efficacité du sommeil : 1,16 (1,02–1,31) ;
      • de mouvements périodiques des jambes durant le sommeil : 1,18 (1,00–1,41).

Limites

  • Protocole rétrospectif et observationnel.
  • Étude monocentrique.
  • Il se peut que le critère d’évaluation composite soit trop large.