Anticorps anti-PCSK9 : influence de l’IMC sur la balance bénéfice-risque de l’alirocumab

  • Tinahones FJ & al.
  • Diabetes Metab
  • 15 sept. 2019

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Des analyses post-hoc des données poolées de 10 essais ont analysé l’impact de l’IMC sur la réduction des taux de LDL-c sous alirocumab, un anticorps monoclonal inhibiteur de PCSK9. Les résultats montrent que :

  • La réduction de LDL-c à 12 et 24 semaines était significativement supérieure sous alirocumab versus les traitements contrôles (ézétimibe et placebo).
  • Cette réduction de LDL-c à 12 et 24 semaines était similaire en importance quel que soit l’IMC à l’inclusion.
  • Au total, à 24 semaines, 69,8 à 76,4% des sujets traités par alirocumab et 9,7 à 18,4% de ceux des bras contrôles ont atteint un taux cible de LDL-c
  • Une proportion plus importante de patients ont eu besoin d’une augmentation de dose dans les groupes des patients ayant les IMC les plus importants (versus les plus faibles).
  • La tolérance de l’alirocumab s’est révélée similaire quel que soit l’IMC, sauf pour les réactions au site d’injection qui étaient plus fréquentes pour les IMC les plus élevés.

Pourquoi cette étude est intéressante ?

L’obésité est associée à une augmentation des taux de LDL-c et à une baisse des taux de HDL-c. Les anticorps monoclonaux anti-PCSK9 sont recommandés pour les individus à très haut risque et qui ne parviennent pas à une réduction suffisante de LDL-c avec un traitement par statine ou par ézétimibe à la dose maximale tolérée. Des données ont montré une association entre le poids et les taux de PCSK9 sanguins, qui pourrait impacter l’efficacité de l’alirocumab. D’ailleurs, plusieurs études ont suggéré qu’il y aurait une association entre l’augmentation des doses nécessaires d’alirocumab et l’augmentation de l’IMC. Pour autant, l’effet de l’IMC sur l’efficacité et la tolérance de l’alirocumab n’avait encore jamais été évalué.

Méthodologie

Les résultats présentés ici sont issus d’analyses post-hoc des données poolées de 10 études de phase 3 (n=4.975) ayant comparé l’alirocumab (n=3.183) à un placebo ou à l’ézétimibe (groupe contrôle n=1.792). Dans 2 études, l’alirocumab était administré à raison de 150 mg toutes les 2 semaines, et dans 8 études à 75 mg avec la possibilité d’augmenter à 150 mg à 12 semaines (en fonction des taux de LDL-c à 8 semaines).

Autres détails de la population évaluée

À l’inclusion, plus l’IMC était élevé, plus les taux de triglycérides étaient élevés, mais plus les taux de LDL-c et de HDL-c étaient bas. L’IMC médian était de 29,3 kg/mdans chacun des groupes (16% avaient un IMC ≤25 kg/m2, 39,3% un IMC >25 kg/m2, 27,2% un IMC >30 kg/met 17,0% un IMC >35 kg/m2).

Respectivement 22,5%, 24,9%, 31,7% et 27,2% des patients des groupes IMC ≤25, >25 à 30 kg/m2, >30 à 35 kg/met >35 kg/mont nécessité une augmentation de dose d’alirocumab.

Principales limitations

Analyse en post-hoc et durée limitée du suivi.

Financement

Étude financée par Sanofi et Regeneron Pharmaceuticals.