Anticoagulants oraux directs : non recommandés chez les patients présentant un SAPL


  • Fanny Le Brun
  • Actualités des médicaments
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Le rivaroxaban est un anticoagulant oral direct (AOD). Dans une étude randomisée, en ouvert, multicentrique, il a été comparé à la warfarine chez des patients avec des antécédents de thrombose, ayant un syndrome des antiphospholipides (SAPL) et étant à haut risque d’évènements thromboemboliques. Cet essai a été interrompu prématurément suite à un excès d’évènements thromboemboliques chez les patients traités par rivaroxaban (AVC ischémiques et infarctus du myocarde).

Les données disponibles avec les autres AODs (apixaban, dabigatran et edoxaban [non commercialisé en France]) sont plus limitées car les essais cliniques avec des patients présentant un SAPL ne sont pas achevés. Cependant, ils pourraient également augmenter le risque de récidive d’évènements thrombotiques dans le cadre d’un SAPL par rapport aux antivitamines K (AVK) tels que la warfarine.

Il n’est donc pas recommandé d’utiliser un AOD chez les patients présentant un SAPL, et plus particulièrement chez les patients à haut risque d’évènements thrombotiques (patients positifs aux 3 tests antiphospholipides : anticoagulant lupique, anticorps anticardiolipine et anticorps anti-bêta 2 glycoprotéine I).

La poursuite d’un traitement par AOD pour prévenir les récidives thromboemboliques chez des patients présentant un SAPL doit être réévaluée, en particulier chez les patients à haut risque d’évènements thrombotiques, et un traitement de relai avec un AVK doit être envisagé.