Alopécie androgénétique : une phase 3 confirme l’intérêt du finastéride topique

  • Piraccini BM & al.
  • J Eur Acad Dermatol Venereol

  • Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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Messages principaux

  • Selon une étude de phase 3, le finastéride topique offre après 24 semaines d’application quotidienne des résultats intéressants sur l’alopécie androgénétique par rapport à un placebo ou au finastéride oral, avec globalement une meilleure tolérance. Aussi, cette forme galénique pourrait constituer une alternative intéressante dans cette indication.

 

Le finastéride 1mg est utilisé dans le traitement de l’alopécie androgénétique, mais il expose à un certain nombre d’évènements indésirables qui limitent l’acceptabilité de son utilisation au long cours. Une forme topique a été développée et a fait l’objet d’une étude de phase 3 dont les résultats viennent d’être publiés dans Journal of the European Academy of Dermatology and Venereology.

Méthodologie

L’étude de phase 3 randomisée multicentrique a recruté des hommes de 18-40 ans qui avaient une perte de cheveux légère à modérée (échelle de Norwood). Ils ont été randomisés 2:2:1 entre le finastéride spray 0,25% et un placebo oral, un spray et un comprimé placebos et un spray placebo associé au finastéride 1 mg oral, afin de comparer les données d’efficacité et de sécurité selon les deux modes d’administration.

L’efficacité (critère principal d’évaluation) était l’évolution du nombre de cheveux au niveau d’une zone cible (NC) à 24 semaines par rapport à l’inclusion.

Principaux résultats

Au total, 458 hommes ont été recrutés (âge moyen 32 ans, NC à l’inclusion compris entre 201 et 205).

Après 24 semaines, la modification de NC à 24 semaines était de 20,2 sous finastéride topique vs 6,7 sous placebo (p<0,001), contre une évolution comparable, estimée à 21,1 sous finastéride oral. Le pourcentage de répondeurs était aussi plus élevé dans le bras finastéride topique que dans le groupe placebo.

La fréquence des évènements indésirables (EI) était comparable dans le groupe finastéride topique avec le groupe placebo (41-42%), et inférieure à celle observée dans le groupe finastéride oral (49%) ; de même, les EI liés au traitement concernaient respectivement 9,9%, 6,6% et 11,9% de ces groupes et ceux conduisant à un arrêt du traitement étaient rapportés chez 2,8%, 2,2% et 7,1% respectivement. Il s’agissait dans 96,9% des cas d’évènements légers ou modérés. Les évènements de type troubles sexuels avaient concerné 2,8% et 4,8% des patients sous finastéride topique et oral respectivement, contre 3,3% de ceux sous placebo.

La concentration sanguine en finastéride était plus de 100 fois plus basse chez les sujets l’ayant reçu en spray que chez ceux l’ayant pris per os. Enfin, l’impact moindre du finastéride topique sur le taux de DHT (métabolite actif de la testostérone formé sous l’action du finastéride) par rapport à la forme orale ne conduisait pas à un pic sérique de testostérone.

Financement

Cette étude a été sponsorisée par Almirall SA.